Les arbres qui soignent

Je vais prochainement participer à un atelier sur les arbres médicinaux  (le 25 novembre à Carqueiranne, pour celles et ceux que ça intéressent)

C’est le moment idéal pour réviser un peu sa magie verte…
Il y a bien sur ce petit ouvrage à feuilleter en ligne

 

 

Et tous mes précédents articles ( Ginko, cade, millepertuis, hélichrise, mimosa, ross et autre…). Et pour compléter :

 

La Magie des arbres

 

L’abricotier 
Symbolique: Nourriture des Dieux.Passion.Sensualité.
Légende: Associé à la planète Vénus,il aurait le pouvoir d’éveiller la passion et le désir charnel
En Andalousie, les femmes qui ont mis sous leurs jupes des fleurs et des feuilles d’abricotiers deviennent irrésistible.
Dans le langage floral: Sensualité et désirs passionnés.
Vertus médicinales: Il donne un excellent fruit ,trés tonique, et nombreux sont ceux qui lui doivent leur santé et leur longévité. Les peuples des montagnes d’Asie se nourrissent beaucoup d’abricots et les médecins se sont aperçu qu’ils détenaient le record de longévité humaine. 

L’acacia 
Symbolique: Symbole de renaissance et d’immortalité pour les premiers chrétiens (arbuste au bois dur et imputrescible, fleurs couleur du sang et du lait, épines redoutables)
Les branches de l’acacia illustrent à la fois la mort et l’ ancienne connaissance disparue que les Maîtres doivent retrouver.
accaLégende: La couronne du Christ était en Acacia, il est pour cela un symbole de victoire spirituelle.
La légende dit aussi que l’arche de Noé était en Acacia recouvert d’or.
Méditer sous cet arbre:Ainsi on peut s’adresser à un acacia et y puiser un renouveau de force et de courage lorsque l’on est confronté aux difficultés 
Dans le langage floral:Les fleurs d’acacia désignent l’amour platonique.
Vertus médicinales:L’acacia est aussi connu pour ses vertus toniques, diurétiques, et pour son effet contre les calculs biliaires.

 

L’ajonc (arbuste)
Symbolique:Il symbolise le renouveau, la promesse d’une nouvelle croissance, le délicat équilibre entre le jour et la nuit.

Légende:Au moyen-age les ajoncs repoussaient les sorcières qui les avaient en horreur car ils représentaient la clarté opposée aux ténèbres. C’est la raison pour laquelle les gens apeurés chassaient ces femmes redoutées en agitant des ajoncs au-dessus de leur tête, et en frappant le sol tout autour de leur maison ou de leur cabane lorsqu’ils vivaient en forêt.
Méditer sous cet arbre:Prés des ajoncs on peut méditer efficacement sur le passage de la nuit vers le jour, c’est-à-dire de l’espérance d’une illumination qui doit demeurer quoi qu’il arrive dans le cœur des hommes.
 Vertus médicinales:L’ajonc est connu pour ses vertus émollientes et sédatives.

L’amandier 
Symbolique: Symbole de fragilité (feuilles sensibles au gel tardif) et de renaissance printanière.Au début du printemps, l’amandier est le premier arbre qui fleurit, bien avant même d’avoir du feuillage. 
Dans les textes bibliques, l’amandier est souvent auréolé de facultés bénéfiques. 
Dans les chants des troubadours, la fleur d’amandier était subtilement associée à la pureté cathare.
Symboliquement, l’amande (le fruit) représente également la part divine de l’homme.
Légende:Chez les Grecs l’amande pressée était « la semence de Zeus » qui apportait la puissance magique et créatrice, la floraison précoce de l’amandier représentait la grâce exquise d’un amour virginal. (La légende disait que le fruit de cet arbre divin pouvait féconder une vierge sans union sexuelle)

Autre légende: Héra transforma Phyllis, princesse éplorée en amandier et quand son amant de retour embrassa le tronc ses larmes donnèrent les fleurs..
Au moyen-age encore la tradition colportait qu’une vierge qui s’endormait sous un amandier en rêvant à son fiancé pouvait se réveiller enceinte.

Méditer sous cet arbre: La méditation auprès d’un amandier apporte la capacité de s’ouvrir au monde extérieur sans crainte et de recevoir avec bonté et amour ce qu’il peut apporter.
Dans le langage floral: Par contre, les fleurs de l’amandier désignent l’étourderie et les esprits superficiels.
Vertus médicinales: Trés nombreuses: vermifuges, laxatives, calmantes, émollientes, diurétiques et purgatives. L’amandier permet aussi de lutter contre les affections pulmonaires, la coqueluche, l’insuffisance hépatique, la toux et les maux de gorge. 
Le lait ou l’huile d’amande douce est réputé pour tonifier et purifier l’épiderme, chasser les dartres ,il apporte la beauté. (cosmétologie)

http://data.abuledu.org/URI/504e3b0a

 

L’aubépine 
 La légende lui attribue divers pouvoirs magiques: détourner la foudre, éloigner les serpents, conserver la viande ou le lait. (C’est pourquoi elle était souvent plantée auprès des fermes et étables)

Vertus médicinales: C’est un excellent tonique du cœur et de la circulation sanguine

 

 

Le bouleau 
Symbolique: Symbole de pureté, de douceur et de délicatesse (les shamans de Sibérie grimpaient dans ses branches pour se rapprocher du Ciel).
De nos jours, un bouleau dans un jardin apporte calme et sérénité par la couleur harmonieuse de ses feuilles toujours agitées par le vent. 
Légende: Le bouleau était utilisé pour apaiser les agités et les aliénés que l’on fouettait avec ses branches. C’est aussi dans l’espoir de chasser ce qui est néfaste, que l’on flagellait les condamnés du Moyen Âge avec ses branches.Puis les exorcistes l’ utilisèrent ensuite en décoction, car ils assuraient qu’il faisait s’enfuir les démons.
Le bouleau était l’un des sept arbres sacrés du bosquet des druides. 
Parfois appelé « Arbre de la sagesse », symbole de connaissance druidique, on surnommait aussi le bouleau « Sceptre des maîtres d’école », parce qu’avec son bois on fabriquait les baguettes servant à punir les cancres. 
Méditer sous cet arbre:mieux accepter sa vie,assumer les changements, se réconcilier avec ce que l’on est,adoucir ses pensées.(Le bouleau aide à se réconcilier avec l’ego et à réconcilier le masculin et le féminin) 
S’asseoir sous un bouleau, c’est pénétrer dans une atmosphère aimable et apaisante. C’est un rappel que la vie n’est pas seulement faite de luttes, mais peut être également douce et harmonieuse.
Dans le langage floral:Bienveillance vis à vis de soi et des autres.
Vertus médicinales:La médecine des plantes utilise ses feuilles, bourgeons et son écorce que l’on distille pour en extraire une huile essentielle. Le bouleau est retenu comme antiseptique, dépuratif, cholérétique, cicatrisant, diurétique. Au Moyen Âge on utilisait le bouleau pour soigner les plaies, les ulcères et les calculs rénaux. Propice aux reins et à la vessie. On lui prête de nombreuses autres vertus thérapeutiques, d’autant qu’il vit en symbiose avec l’amanite muscaria ou amanite tue-mouches, champignon « magique » que l’on appelait aussi la nourriture des Dieux (et avec lequel les chamans se droguaient). Il est encore cité pour combattre les œdèmes, la goutte et l’arthritisme, l’hypertension aussi bien que la cellulite et l’obésité, les éruptions cutanées et l’artériosclérose.

 

Le châtaignier 
Symbolique:C’est un symbole de vérité, de vigueur , de générosité et de justice.(Parfois dure et sévère)
Légende:. Importé en France par des moines d’Asie Mineur (Liban) qui en plantèrent dans les Cévennes puis en Bretagne, il sauva les populations de la famine. 
À cause de ses feuilles dentelées en forme de lance, les Celtes l’ont comparé à un guerrier incorruptible, il symbolisait pour eux l’inflexibilité des lois célestes et terrestres, la justice des dieux et des hommes. 
Méditer sous cet arbre:pour trouver un équilibre dans ses pensées et ses actes et par conséquence dans la société. 
Dans le langage floral: les fleurs du châtaignier désignent la justice et l’équité. 
Vertus médicinales:Le châtaignier est utilisé pour lutter contre l’anémie, la coqueluche, la toux, les diarrhées et les fièvres. On conseille les châtaignes comme reminéralisant et tonique ( favorable à la circulation sanguine).

Le chêne 
Symbolique:Source inépuisable de force et de générosité. Symbole de majesté et attirant la foudre,c’est l’arbre sacré de la plupart des traditions.
Pour les Grecs et les Celtes, le chêne représentait la force invincible et la longévité.
-Force généreuse et solidité.
-Communication entre le ciel et la Terre 
Légende: Abraham reçut les révélations de Yahvé auprès d’un chêne.
Les Dryades (ou Nymphes du chêne) vivaient dans une forêt de chênes qu’elles protégeaient des emprises sacrilèges. Elles étaient aussi robustes que ces arbres dont elles épousaient la forme. Parfois, l’une d’elles se mariait avec un humain, telle Eurydice qui épousa Orphée. A leur côté vivaient les Hamadryades qui demeuraient sous l’écorce du chêne qu’elles choisissaient comme résidence. 
C’était un arbre oraculaire dans lequel les dieux parlaient, où les druides cueillaient le gui sacré et dans lequel Héraclès tailla sa massue invincible. 
À Dodone, en Grèce, se tenait près d’un chêne un oracle qui dans le bruissement des feuilles décryptait les messages de Zeus.chene
Suprême honneur, Zeus transforma Philémon en chêne afin de le remercier de sa piété.
C’est aux branches d’un chêne que l’on suspendit la toison d’or. 
C’est sous un chêne encore que Saint Louis, dans la forêt de Vincennes écoutait les doléances de ses sujets et rendait justice. L’arbre lui communiquait sa sagesse.
Jeanne d’Arc, pendant sa jeunesse, écoutait les voix célestes qui se faisait entendre dans le chêne des fées qui trônait au centre du village de Domrémy. 
Emblème de l’hospitalité pour les Celtes qui l’adoraient tels les Grecs comme le temple vivant où demeuraient les nymphes.C’est pourquoi les bûcherons devaient être prudent lorsqu’ils coupaient un chêne.Le chêne était l’un des sept arbres sacré du bosquet des druides.
Méditer sous cet arbre:Caresser lentement l’écorce d’un chêne permet de recevoir son énergie qui pénètre lentement le corps par les doigts.
 
Vertus médicinales:Usages médicinaux nombreux: Ecorce astringente,hémostatique et antiseptique.Le chêne est reconnu pour ces vertus permettant de lutter contre les angines, durillons, hémorroïdes, plaies de toutes sortes, engelures, diarrhées, énurésie, leucorrhée, problème du tube digestif et tuberculose.
Les glands étaient utilisés jadis en nourriture dans les temps de la disette.

 

Le chèvrefeuille (arbuste) 
Symbolique:Symbole de l’initiation puis de chasteté et d’innocence( Fidélité respectueuse envers l’être aimé).
Légende:Pour les Celtes, le chèvrefeuille désignait quelqu’un ayant reçu un enseignement druidique. 
Le chèvrefeuille fut pendant des siècles la parure des jeunes filles. En Bretagne, à l’attention des prétendants les jeunes filles déposaient devant leur porte des bouquets de chèvrefeuille afin de leur signaler qu’elles avaient déjà un fiancé ou qu’elles étaient encore vierges
Méditer sous cet arbre:Bien qu’il ne s’agisse pas d’un arbre, un plan de chèvrefeuille contre un mur du jardin, ou simplement une feuille de cette plante dans une demeure apporte un peu de son énergie, incitant à la méditation et à l’étude.
Dans le langage floral: les fleurs de chèvrefeuille désignent les liens d’amour qui unissent deux êtres.
Vertus médicinales:

6f45e1_c1ce72755b5c4b458df4b51360083e2a_mv2.jpgle cyprès 
Symbolique:Arbre sacré pour sa longévité et sa verdure persistante, on l’a surnommé « Arbre de vie »
Pourtant chez les Grecs et Romains il est en relation avec l’enfer et ses divinités, c’est l’arbre des mondes souterrains. (Et pour cela il est souvent planté dans les cimetières des pays méditerranéens)
  Vertus médicinales:Freine le système parasympathique et stimule les oestrogénes.

 

L’églantier (rosier sauvage) (Arbuste) eglantier
Symbolique:Toutes la magie de cet arbuste tient dans le fait que, malgré des fleurs qui ne durent qu’une journée, il reste fleuri plusieurs semaines.Ainsi la floraison de cet arbre manifeste l’ouverture sans cesse renouvelée.:
 L’églantine encourage l’expression de soi, de son vrai soi profond, afin de promouvoir des relations plus ouvertes. C’est par l’ouverture à soi que l’on peut s’ouvrir aux autres.
Dans le langage floral: Symbole de féminité et de grand amour.
Vertus médicinales: Sirops,tisanes,essences,vins,confitures et huile essentielle réputée.Nombreuses applications culinaires,cosmétiques,aromatiques,médicinales(cicatrisation). 

 

L’érable 
Symbolique: Indépendance et liberté.
Légende: Pour les druides, une bonne étoile veillait sur la destinée de leurs protégés car l’érable était le messager des dieux. Ceux-ci parlaient aux hommes dans le souffle du vent agitant les hautes branches de l’arbre.
Ils utilisaient sa sève comme breuvage destiné à calmer les esprits impulsifs et violents.On assurait que cette potion, mélangée avec d’autres sucs végétaux, avait également la capacité d’apaiser les inflammations de toutes sortes.
C’est un érable immense qui dominait la fontaine de Barenton dans laquelle Merlin l’Enchanteur venait puiser des gobelets d’eau pure. 

Méditer sous cet arbre: saura regonfler les esprits lassés des multiples épreuves de l’existence. 
Dans le langage floral:les fleurs d’érable désignent la réserve et le sens de l’observation.
Vertus médicinales:l’érable est connu pour soutenir les traitements contre l’asthénie, les affections pulmonaires, les rhumatismes, et pour redonner du tonus aux convalescents, car son énergie est puissante et dynamique. Le sirop d’érable est un excellent reconstituant. 

L’eucalyptus 
Symbolique: Purification
Légende: On brûlait ses feuilles dans les pièces afin d’en chasser les mauvais esprits ou les miasmes et puantes odeurs.
Méditer sous cet arbre: On méditera sous son ombrage, à l’abri de sa splendide puissance, de ses feuilles pointues, en humant son fort parfum, et on se laissera pénétrer par son énergie (qui chassera les stress et soucis de la vie quotidienne).
Vertus médicinales: l’eucalyptus est connu pour combattre les affections pulmonaires, les problèmes des voies respiratoires, les migraines et les rhumatismes, les brûlures.

Le figuier 
Symbolique: Volonté de survie,mais aussi générosité et richesse naturelle.(le figuier s’accroche dans le moindre creux de rocher, la moindre fissure pour y puiser l’eau nécessaire à sa survie). 
Légende: Le bouddhisme raconte que Vishnou naquit à l’ombre des branches d’un figuier et fut nourri par l’abondance de ses fruits.
Cérès, déesse des moissons, offrit un jour un figuier à un Athénien qui lui avait offert l’hospitalité.
Selon Horace,le figuier à donné son nom au foie, ficatum, depuis qu’un éleveur romain nommé Agicius engraissa ses oies avec des figues pour obtenir un foie gras au goût particulièrement apprécié des nobles romains.
Méditer sous cet arbre:L’homme peut y voir une analogie avec le courage, l’intelligence et la volonté qu’il est nécessaire de déployer pour vivre et réussir son expérience sur la terre. 
 
Vertus médicinales: Le figuier est connu pour les traitements contre les affections pulmonaires, la toux, les troubles de la circulation sanguine, les hémorroïdes et les varices.
Il fait aussi office de caille-lait et de purgatif. 

 Le frêne 
Symbolique: Symbole de solidité puissante (on en faisait des lances) et d’immortalité (en Scandinavie)
Légende:Au printemps il reste longtemps dénudé et en automne est le premier à se dépouiller de ses feuilles. (D’où certaines légendes ironiques…)
 
Vertus médicinales: Si on l’excise il délivre une sève sucrée ,la manne, favorable aux enfants, convalescents et femmes enceintes.

Le hêtre 
Symbolique: Le hêtre symbolise la confiance, la patience et la douceur, une forte vitalité empreinte cependant de raffinement, de joie et de féminité
Légende: Pour les druides d’Irlande, il représentait la connaissance écrite, symbolisée par des signes. Le mot anglais book vient d’un mot gothique signifiant lettre, rattaché au mot beech, hêtre, dont on se servait pour faire les tablettes à écrire. (Hêtre était ainsi un synonyme de littérature) hetre.jpg
Méditer sous cet arbre: Le hêtre aide à se voir plus positivement et à trouver de la confiance ,il limite la perméabilité aux émotions des autres et apporte le calme nécessaire pour aborder le tourbillon de la vie.Il apporte la sérénité et la patience. 
Dans le langage floral: les fleurs du hêtre désignent la prospérité et le succès en société.
Vertus médicinales: La créosote, un goudron qui provient de son bois, découvert en 1832 par Reichenbach et qui est connu comme un antiseptique puissant.
Le hêtre est connu pour ses vertus contre les affections pulmonaires, les fièvres, les rhumatismes, le paludisme et les parasites intestinaux, et pour soutenir les traitements contre les dermatoses et la tuberculose. 

L’if 
Symbolique: l’éternité et la continuité des cycles de vie 
Légende:L’if fut longtemps utilisé pour fabriquer des arcs, des flèches, des lances et des boucliers. Nos ancêtres s’en servaient dans la confection des massues et des fléaux d’arme, tandis que les druides taillaient leurs baguettes dans ses branches.C’est sur son bois que l’on inscrivait les oghams (runes), tandis que l’on empoisonnait les pointes de flèches avec sa sève.
C’était l’un des cinq arbres magiques de l’ancienne Irlande.
L’If de Ross était un arbre merveilleux dont les fruits donnaient la Connaissance à tous ceux qui en mangeaient, après une quête aussi longue que périlleuse telle celle des chevaliers de la Table Ronde… 
Méditer sous cet arbre: apporte la sérénité et l’acceptation des grands cycles de vie et de mort.
Dans le langage floral:, les fleurs de l’if désignent la tristesse terrestre,donc passagère, mais aussi l’espérance de la vie qui ne s’interrompt jamais. 
Vertus médicinales:L’if est surtout connu pour ses vertus diurétiques et astringentes mais sa sève et ses fruits sont toxiques. 

Le noisetier (ou coudrier) 

Symbolique: La noisette symbolise la sagesse c’est pourquoi le noisetier est associé au puits et à un enseignement caché, difficile d’accès. C’était le bois des baguettes (magiques) des druides et des bardes. 
Légende:si l’on dormait sous ses branches, il arrivait que l’on fasse des rêves prophétiques. C’est pour cela que les sourciers se servent de ses branches comme baguettes pour découvrir des sources cachées sous la terre.
Le noisetier est associé aux puits et est souvent planté non loin d’eux, afin d’en assurer la protection. 
Dans la mythologie celtique, le noisetier était le gardien de la source des sciences. 
Les licornes et les fées, initiatrices de l’enseignement druidique, se cachaient dans ses branches.Le noisetier était l’un des sept arbres sacrés du bosquet des druides.
Une ancienne coutume bretonne voulait que l’on place une corbeille remplie de noisettes sous le lit des jeunes mariés afin que leur union soit féconde. 
Méditer sous cet arbre:La méditation près d’un noisetier portera sur la connaissance et le savoir, l’expérience dont on tire des fruits, et la manière dont on doit s’ouvrir afin de recevoir de nouvelles connaissances. 
Dans le langage floral:Les fleurs du noisetier désignent le désir et la capacité de réconciliation.
Vertus médicinales:La médecine des plantes lui emprunte son écorce, ses chatons, ses feuilles et ses fruits.Le noisetier est connu pour ses vertus dépuratives, diurétiques, antihémorragiques, astringentes, cicatrisantes et fébrifuges. Il est aussi utilisé pour soutenir les traitements de beauté, et lutter contre la dermatose, les calculs urinaires, la sénescence, les ulcères et les varices, pour chasser les parasites intestinaux et équilibrer les menus des diabétiques.

  

Le noyer 
Symbolique: La noix est le symbole de l’intelligence à cause de la forme de ses cerneaux qui ressemblent à s’y méprendre â un cerveau humain.
Légende :Pour les paysans, le noyer est un arbre de bon augure. S’il donne beaucoup de noix une année, ils savent que l’hiver sera rude, mais par contre que la récolte de blé suivante sera très bonne. 
Les Gaulois s’en méfiaient, car c’est un arbre plutôt solitaire, il signifie d’ailleurs mauvais voisinage. Dormir sous la ramure d’un noyer serait maléfique.
En Corrèze on ajoute que si l’on dort en dessous on se réveille avec la fièvre. ( Ceci vient sans doute du fait que le noyer exhale une odeur pénétrante qui nuit très souvent aux végétaux situés sous sa frondaison).
La légende dit que si on cueille des branches la veille de la Saint-Jean et qu’on les suspende dans la maison, on est protégé de la folie et de la foudre.
Dans le Dauphiné, on offre une noix fraîche aux jeunes mariés devant l’église Ce présent symbolise l’attachement que chacun doit avoir pour l’autre (comme les deux cerneaux liés ensemble dans la coquille).
En Ecosse, les fiancés font brûler deux noix dans le foyer; selon l’apparence du feu et la manière dont elles se consument, ils connaissent en détail l’avenir de leur ménage.
Le noyer est à l’origine des noms suivants : Nouget, Nogaro, Noguier. 
Dans l’est de la France, on gardait près de la cheminée des feuilles de noyer séchées et quand l’orage menaçait on les brûlait dans le foyer pour repousser le tonnerre et la pluie au loin.
C’est avec le noyer que l’on fabriquait les meilleurs sabots. 
Vertus médicinales: On l’utilisait autrefois pour redonner des cheveux à ceux qui en manquaient en leur administrant des cataplasmes de noix mâchées sur le crâne.
La noix fournit de l’huile très appréciée, de la teinture par son brou , et son bois est très utilisé en ébénisterie. 

 

L’olivier 
676158acdda40dffa19a8b32a944e3f0Symbolique: trés apprécié (symboles nombreux): 
-en premier lieu la PAIX retrouvée mais aussi:
-fécondité,longévité,force,victoire (la couronne des vainqueurs),pureté,etc…
C’était l’arbre consacré au dieu romain Jupiter et à la déesse grecque Athéna.
Légende:le rameau d’olivier que la colombe rapporte vers l’arche à la fin du déluge
La croix du Christ aurait été en cèdre et olivier.
Dans le langage floral:Au moyen-age c’était l’arbre de l’amour.
 

L’orme 
Symbolique:Les seigneurs rendaient la justice sous son ombrage, d’où son nom d' »arbre de Justice ».
Légende:Il existe encore dans la Somme 3 ormes légendaires et tricentenaires dont on dit qu’ils auraient sauvé un village de la peste décimant la région.
. Cet arbre est généralement attribué à Bacchus car il était utilisé pour son culte et dans la culture de la vigne. En effet, les piquets de vigne étaient en orme.
L’orme au feuillage précoce était planté, à l’origine, par les nymphes elles-mêmes, près de la tombe des héros.
Méditer sous cet arbre: sur les cycles de l’énergie naturelle qui est en nous, toujours renouvelée afin que nos expériences et nos blessures deviennent notre force. 
Dans le langage floral:
Vertus médicinales:L’arbre aux pouvoirs surnaturels: au Moyen age il était réputé guérir la lèpre et autres maladies cutanées. Les sorciers utilisaient l’écorce pour concocter des remèdes puissants (rhumatismes et sciatiques).
Les feuilles de ces arbres, appliquées sur les plaies, étaient considérées comme les plus bénéfiques contre les hémorragies. 
Il est aussi réputé contre la calvitie, les dartres, l’eczéma, les dermatoses, les plaies.

Le peuplier
Symbolique:C’est l’arbre du Peuple (d’où son nom tiré du latin Populus) car c’était sous des Peupliers que l’on prenait autrefois les décisions importantes.
Suivant la Tradition européenne le peuplier est attaché à l’Autre Monde,à la vie cyclique des âmes,c’est l’arbre de la mélancolie, du souvenir des êtres disparus...
Pour les druides, le peuplier symbolisait le vieil âge de l’homme en raison de ses feuilles blanches. Mais le peuplier est aussi toujours porteur d’espoir et promesse de régénérescence.

Légende:La mythologie grecque raconte que la nymphe Leucé se métamorphosa en peuplier en tentant vainement d’échapper à Hadès qui la poursuivait.Elle demeure depuis, dans l’Autre Monde, sur la rive du fleuve « Mémoire ». Héraclès, ayant visité le territoire des morts, ramena une branche de ce peuplier et s’en tressa une couronne. Les feuilles qui touchaient sa tête devinrent blanches tandis que les autres restaient noires comme l’âme des morts. Depuis, on honore le peuplier blanc car sa double couleur en fait un arbre des deux mondes. 
Méditer sous cet arbre: …vous aidera à oublier les choses vaines pour accéder à votre véritable mémoire profonde (karmique). 
Dans le langage floral: les fleurs de peuplier désignent le temps, le courage d’entreprendre et la patience. 
Vertus médicinales: Nombreuses.Le peuplier est connu pour ses vertus toniques,expectorantes,fébrifuges, diurétiques, aseptisantes et vulnéraires. Il est utilisé notamment pour soutenir les traitements contre les hémorroïdes,les problémes urinaires, les intoxications alimentaires, les affections pulmonaires, les douleurs articulaires, les gerçures et les rhumatismes. 
Les amérindiens utilisaient sa résine contre les maladies de peau.

 

Le pommier 
Symbolique:le pommier a engendré des croyances magiques: 
-il aide à acquérir l’Immortalité,la fécondité,la beauté
-il améliore les Connaissances
-il procure la SagessePlanches de botanique de Duhamel
Légende:Les Pommes d’Or du jardin d’Héra gardé par les Hespérides. Avallon, l’île des Pommiers où reposent Arthur, Merlin, Morgane et Mélusine.(Le pommier était l’un des sept arbres sacrés du bosquet des druides) 
Les licornes étaient supposées se reposer et se réfugier sous ses branches.
En transperçant de sa flèche une pomme posée sur la tête de son fils Guillaume Tell libéra son peuple et son pays
Méditer sous cet arbre:.Apporterait la sagesse.
Les anciens druides assuraient que la connaissance était l’attribut de cet arbre 
Anecdote connue: La méditation sous un pommier donna à Newton l’idée imagée de la pesanteur et de la gravitation universelle
Dans le langage floral:Il symbolise l’amour et la perfection, le lien permanent qui unit l’homme à la nature
Vertus médicinales: »Manger une pomme par jour préserve de la maladie » ,
Vieux dicton qui montre que depuis trés longtemps la Pomme est considéré comme un fortifiant et un reméde préventif.
Le pommier est connu pour ses vertus diurétiques, antigrippales et dépuratives. Il est utilisé pour soutenir les traitements contre l’anémie, le diabète, l’infarctus du myocarde, le cholestérol, l’hypertension et l’asthénie, les maux de foie et d’estomac, pour soulager les douleurs articulaires, les insomnies et le surmenage.
Il participe aussi aux soins de beauté, de la peau et du visage. 

Le sapin
Symbolique:Un pont entre ciel et terre.Il exprime la fluidité du lien qui relie le haut et le bas, le spirituel et le matériel, l’esprit et la matière.
Depuis les Celtes c’est le symbole de l’espoir toujours renouvelé des forces de lumière sur les ténèbres, et de la vie sur la mort. De nos jours,au solstice d’hiver, le sapin de Noël est devenu symbole de don et générosité(les cadeaux de Noël)
Légende:Il était sensé conjurer les mauvais sorts(aiguilles de sapins) et empêchait la foudre de tomber.
En Allemagne on flagellait les femmes stériles le jour du mardi gras pour leur permettre d’avoir des enfants.
Chez les Grecs,pour attirer le regard de la déesse Artémis à l’arc d’argent, on plaçait devant la porte et tout autour de la chambre où devait avoir lieu la naissance de nouveaux-nés des rameaux de sapins que l’on brûlait rituellement comme des torches.
Dans les cultes gaulois, Druntia, déesse du Sapin, était honorée comme protectrice et reine des druides. 
Méditer sous cet arbre: Cet arbre toujours vert est un messager qui nous encourage à poursuivre notre chemin, à supporter les problèmes de l’existence comme ses branches supportent le poids glacé de la neige. Le sapin porte en lui l’énergie de la résistance, et la lumière de l’espérance, qu’il donne à celui qui sait les capter.
Dans le langage floral:Les fleurs du sapin désignent l’élévation d’esprit, l’idéal spirituel.
Vertus médicinales:la première qualité du sapin est la fluidité.Il aide à libérer la respiration et à lever les blocages qui proviennent d’une mauvaise circulation de l’énergie ou du sang dans le corps.
Vertus toniques, diurétiques et cicatrisantes. Il est utilisé aussi pour soutenir les traitements contre les durillons et les verrues, et pour accélérer la cicatrisation des plaies. 
La résine trés estimée a de nombreux pouvoirs (contre l’asthme, la bronchite et la toux notamment).

 

Le saule 
 
Légende:Le rituel magique légendaire:en jetant une croix faite de deux brindilles de saule dans une source sacrée on connaissait l’heure de sa mort.
Si la croix flottait, c’était la mort dans les mois à venir, par contre elle s’annonçait d’autant plus lointaine que la croix coulait rapidement vers le fond.
 
Vertus médicinales:L’aspirine(l’acide salicylique est tirée du saule qui posséde lui aussi de trés nombreuses vertus):
-contre les rhumatismes(saule blanc).
-contre le pyrosis,les aigreurs d’estomac,les intoxications alimentaires(écorce).
-contre les douleurs arthritiques et les cors.
-contre l’insomnie nerveuse (feuilles).

Le tilleul 
Symbolique:Arbre protecteur,symbole d’amitié et de fidélité mais aussi d’amour conjugal.
Légende:On le suspendait dans les étables et les maisons pour son pouvoir protecteur, même si les elfes dansaient en rond autour de lui en laissant sur le sol des cercles verts
Tilia_cordata_-_Köhler–s_Medizinal-Pflanzen-139Celui qui portait un sachet contenant son écorce broyée était à l’abri des chutes, blessures, insolations, intoxications et en général de tous dangers corporels…
Les sorcières aussi aiment les tilleuls et c’est sans doute pourquoi dans les Flandres on trouve souvent accrochées à ses branches des images de la Vierge, pour les éloigner lorsqu’elles veulent se réunir sous ces arbres.

Vertus médicinales:Employé pendant des siècles contre les affections de la peau, les maladies épidémiques, la paralysie, les vertiges et les œdèmes. Sa deuxième écorce guérirait les ophtalmies et son ombre serait très bénéfique aux épileptiques.Ses fleurs ont des propriétés adoucissantes reconnues (tisane).

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La mort est inévitable

Sagesse bouddhiste

Il est plutôt paradoxal que, même si nous constatons si souvent le nombre de morts en vies humaines, nous nous arrêtons rarement pour penser que nous aussi pouvons bientôt être des victimes similaires de la mort. Avec notre attachement fort et inné à la vie, nous ne sommes pas enclins à emporter avec nous la pensée morbide, bien que ce soit une réalité, que la mort est une certitude. Nous préférons mettre cette pensée affreuse aussi loin que possible – nous leurrons que la mort est un phénomène lointain, il ne faut pas s’en inquiéter. Nous devrions être assez courageux pour faire face aux faits. Nous devons être prêts à faire face à la réalité. La mort est un événement de fait. La mort est une réalité.

Faire face à la maladie est la bonne attitude. Nous ne devrions pas considérer la maladie et la souffrance comme une chose qui nous détruirait complètement et céderait de ce fait au désespoir et au découragement. Au contraire, nous pouvons le considérer comme un test de notre compréhension des enseignements du Bouddha; comment bien appliquer la compréhension que nous avons supposément appris. Si nous ne pouvons pas gérer mentalement, si nous tombons en panne, cela montre notre compréhension du Dharma, notre pratique est encore faible. Ainsi, de cette manière, c’est un test et une occasion pour nous de voir à quel point nous maîtrisons notre pratique.

La maladie est également une occasion pour nous d’améliorer encore notre pratique de la patience et de développer des perfectionnements tels que la patience si nous ne sommes pas testés si nous ne sommes pas soumis à des conditions difficiles et difficiles? De cette manière, nous pouvons considérer la maladie comme une occasion de cultiver plus de patience.

Nous pouvons également considérer la santé non seulement par l’absence de maladie, mais aussi par la capacité de faire l’expérience d’une maladie et d’en tirer des enseignements. Voyant que la maladie ne peut jamais être complètement éradiquée et que nous devons éventuellement succomber d’une manière ou d’une autre, les médecins ont proposé une définition de la santé qui puisse aider à s’adapter à la maladie. Peu importe le nombre de machines, procédures et médicaments sophistiqués que nous inventons, les personnes succombent toujours au cancer, au SIDA, aux maladies cardiaques et à une foule d’autres maux.

En fin de compte, il n’y a pas d’échappatoire. Nous devons comprendre et accepter le fait afin que, lorsque cela se produit et que nous devions descendre, nous puissions le faire gracieusement. Sans aucun doute, nous traiterons la maladie du mieux possible, mais lorsque, malgré tous nos efforts, nous échouons et que la maladie continue de progresser, nous devons accepter et nous réconcilier avec l’inévitable.

En dernière analyse, ce qui compte, c’est de déterminer dans quelle mesure nous vivons bien, mais aussi dans quelle mesure nous pouvons vivre, et dans quelle mesure nous pouvons accepter notre maladie et, enfin, comment nous pouvons mourir. Il est donc tout à fait merveilleux que notre vie puisse être guérie, même si notre maladie ne peut pas être guérie. Comment? Parce que la souffrance est un enseignant et que nous apprenons bien notre leçon, nous pouvons devenir des personnes étonnamment meilleures. N’avons-nous pas entendu raconter comment des personnes après leur naissance ont subi de grandes souffrances?

S’ils avaient déjà été impatients, égoïstes, arrogants et irréfléchis, ils pourraient devenir plus patients, gentils, doux et humbles. Ils ont remarqué que la maladie était une bonne chose pour le mode de vie et les valeurs les plus importantes de la vie. Ils apprécient davantage leur famille et leurs amis et apprécient maintenant le temps passé avec leurs proches. Et s’ils se rétablissaient, ils trouveraient plus de temps pour leurs proches et pourraient faire les choses qui sont vraiment plus importantes et significatives.

Même si nous succombions à la maladie, nous pouvons toujours en tirer des enseignements et en tirer profit. Nous pouvions comprendre la précarité de la vie et à quel point l’enseignement du Bouddha était vrai – qu’il y avait un défaut essentiel dans la vie. Nous pourrions devenir plus gentils et plus reconnaissants de la gentillesse que nous avons reçue des gens. Nous pourrions pardonner à ceux qui nous avaient fait du mal. Nous pourrions aimer plus richement, plus profondément. Et quand la mort vient, nous pouvons mourir avec acceptation et paix. De cette façon, nous pouvons dire que notre vie est guérie parce que nous sommes réconciliés avec le monde et que nous sommes en paix.

Nous pouvons méditer. Quand nous sommes malades et alités, nous n’avons pas besoin de désespérer. Nous pouvons méditer même si nous sommes au lit. Nous pouvons observer notre esprit et notre corps. Nous pouvons obtenir le calme et la force en méditant sur la respiration. Nous pouvons observer la montée et la chute de l’abdomen pendant que nous inspirons et inspirons. Notre esprit peut suivre les montées et les descentes et devenir, pour ainsi dire, un avec lui. Cela aussi peut nous donner le calme. Et de ce calme, la compréhension peut naître.

Jour 49 – Bardo l’Etat Intermédiaire

Dans le bouddhisme tibétain, on pense que l’esprit s’égarera jusqu’à 49 jours avant la renaissance. Cet état intermédiaire entre la mort et la renaissance s’appelle le Bardo (intervalle ou intervalle) en tibétain.

Il y a six étapes du Bardo qui sont comme suit:

  1. Le bardo de la vie éveillée (Kyenay Bardo)
  2. Le bardo du rêve (Milam Bardo)
  3. Le Bardo de la méditation (Samten Bardo)
  4. Le Bardo de la mort (Chikhai Bardo)
  5. Le Bardo de l’expérience de la réalité (Chönyi Bardo)
  6. Le bardo de la renaissance (Sidpa Bardo)

Au cours de celles du Bardo, l’âme décédée commencera à faire l’expérience du côté sombre de choses inesthétiques et horribles sans se rendre compte que tout ce qu’elles voient et expérimentent sont les produits de leur propre imagination. Au fur et à mesure que leur esprit développe la clarté, vous pouvez alors contrôler la peur en sachant que c’est toute la création de votre esprit. Par conséquent, la pratique de la méditation est fortement encouragée dans le bouddhisme.

Au jour 21, on pense que la mort est sur le point de mourir, puis ils sont complètement noyés dans la tristesse de leur perte, leur attachement à leur famille, la perte de leurs biens, etc. Entre le jour 22 et le jour 49, l’esprit commence à la réconciliation avec la réalisation de la mort et la préparation à la renaissance peut alors commencer. On pense que si les défunts ont les compétences pour méditer, ils peuvent naviguer plus rapidement pour sortir de l’état de Bardo.

Les Tibétains croient que c’est à ce moment-là que nous pouvons les aider à trouver rapidement leur chemin à travers les étapes du Bardo en allumant des lampes à beurre (bougies), en offrant des prières et en lisant des Écritures saintes appelées Bardo Thodol, qui sont traduites par «Le Livre des Morts». On pense également qu’avec cette aide, ils peuvent voir un incroyable rayon de lumière et de couleurs alors que la clarté de leur vision commence à s’améliorer. Entrant ainsi dans la prochaine forme de vie.

 

Mantra

Om Ami Dewa Hri
Les vibrations émises à travers les mantras ont la vertu d’apaiser l’âme. Ils nettoient le corps énergétique et procure la paix de l’esprit. Les mantras purgent aussi le Karma. Cet enregistrement puriste (sans ajout de musique) reprend les mantras les plus bénéfiques issus du Boudhhisme Tibétain.

 

Le Bardo Thöbol

https://fr.calameo.com/read/00463945599e0c5a3f4c9

« Va où tu as besoin d’aller… »

Accompagner un proche en fin de vie ❤

C’est ce message que j’ai pour Carmen, ma mère. A presque 90 ans, après une vie remplie d’épreuves et de joies, la voici atteinte d’un cancer métastatique qui ne sera pas soigné. Le temps de se dire au revoir est là. Avant de pouvoir pleurer la perte d’un être cher, nous avons à l’accompagner dans […]

via « Va où tu as besoin d’aller… » — Le blog de ChrisTine

Om Lokah Samastah Sukhino Bhavantu « Que règnent la Paix & le Bonheur »

Amma sera prochainement à Toulon >> 5-7nov 2018
L’essence de son message est « La spiritualité doit venir une partie intégrante de la vie, alors seulement la compassion et l’Amour pourront s’épanouir en nous ». 
En ouvrant ses bras au Monde, Amma nous invite à partager son message d’amour et de tolérance partout sur la planète.
Son mantra est Om Lokah Samastah Sukhino Bhavantu « Que règnent la Paix & le Bonheur »

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 » Puissent tous les êtres de tous les mondes devenir heureux ; Que la paix, la paix, la paix règne partout ! » Partout dans le Monde, des disciples chantent ce Mantra chaque jour au lever et au coucher, durant cinq minutes, répétant 108 fois cette phrase de libération.

Une version  traditionnelle de la récitation de ce Mantra s’écoute ici >>

L’aspect le plus important de ce mantra c’est que le sage ne prie pas seulement pour son clan ou sa nation, il prie pour le monde entier, ou pour être plus précis, pour tous les mondes.

Comme Amma nous le dit et nous le montre, c’est la façon correcte de prier. Au lieu de demander quelque chose pour nous, Amma nous conseille de prier pour la création tout entière. En priant pour le bien-être de tous les êtres sensibles – tous les humains, tous les animaux, toutes les plantes – notre esprit devient plus vaste.

Grâce à cette prière, nous pouvons peu à peu dépasser nos concepts limités et égocentriques du soi pour nous identifier à la création toute entière, en reconnaissant que sa vraie nature n’est autre que celle là même qui est la nôtre. Et, comme nous aussi, nous faisons partie du monde, nous bénéficierons également des bénédictions de cette prière.

La vie tout entière d’Amma est un effort constant pour amener le bonheur à autant d’êtres que possible. Sa vie est véritablement cette prière en action. Elle nous montre la manière correcte non seulement de prier, mais de vivre.

La prochaine fois que nous réciterons Om lokah samastah sukhino bhavantu, essayons de ressentir une profonde compassion pour tous les êtres vivants et prenons la résolution de vivre dans cet esprit de désintéressement.

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AMMA

Amma est née en 1953 dans une famille pauvre de pêcheurs du Kérala, dans le sud de l’Inde. Sudhamani – c’est ainsi qu’Amma s’appelait alors – se faisait remarquer lorsqu’elle était une petite fille. Quand les autres enfants jouaient, elle méditait pendant des heures sans que personne ne le lui ait appris. Dans les chansons qu’elle créait, elle exprimait son amour pour Dieu. Pour une enfant de son âge, les chansons étaient d’une profondeur et d’une sagesse exceptionnelles.

En Inde, la vénération du divin par la musique fait partie de la tradition. Enfant, Amma a découvert seule le chemin du Bhakti Yoga (Yoga de la dévotion) sans avoir reçu d’éducation à ce sujet. Sa famille ne pouvait pas comprendre cette enfant spirituelle. Amma explique : « En Inde, on attend d’une femme qu’elle soit discrète et on dit que même les murs ne devraient pas l’entendre. Ma famille ne pouvait comprendre que je sois si ouverte et avenante, ils ignoraient totalement les principes de base d’une attitude spirituelle. »

Quand sa mère tombe malade, à l’âge de neuf ans, Amma doit quitter l’école pour s’occuper des tâches ménagères et de ses sept frères et sœurs. Alors qu’elle ramasse au village les restes des repas pour ses vaches, elle est confrontée à la grande pauvreté des gens. Elle voit que tant de personnes souffrent. Amma apporte à ces personnes démunies de la nourriture et des vêtements de chez elle. Ce qui choquait le plus les parents de Sudhamani était le fait que leur fille étreignait des personnes complètement étrangères pour les réconforter. Car une jeune fille indienne ne doit pas toucher d’autres personnes, encore moins celles d’une autre caste et surtout pas des hommes. Sudhamani faisait ce qu’elle sentait devoir faire tout simplement. « Par moi coule un fleuve incessant d’amour », dit-elle plus tard. Rien ne pouvait l’arrêter : ni les coups ni l’hostilité de son frère aîné. On finit par reconnaître qu’elle était ‘hors du commun’. Depuis, son action s’est étendue au-delà de l’Inde et touche le monde entier.

AMMA FIGURE HUMANITAIRE ET SPIRITUELLE

En Inde, la tradition veut qu’on adore en tant que manifestation du divin, une personne qui rayonne d’une faculté d’amour et d’une sagesse particulières. La vénération s’adresse au divin dans cette personne, et non à son ego ou à son corps. Comme l’or qui a une apparence différente dans chaque bijou, mais qui ne se distingue pas du point de vue de sa substance.

Dans l’Inde moderne, le fait qu’Amma étreigne les foules reste considéré comme un acte révolutionnaire parce qu’elle passe outre le système des castes avec ses règles de pureté ainsi que les structures hiérarchiques, comme celles qui existent entre maître et disciple. Tous les jours, comme dans son enfance, Amma travaille pour l’égalité des droits des femmes et des membres de castes dites inférieures.

En effet, grâce aux dons et à l’aide d’un grand nombre de volontaires, Amma a fondé un des plus larges réseaux d’œuvres caritatives en Inde, qui a un statut d’ONG. L’ONG Mata Amritandamayi Math (opérant maintenant sous le nom d’Embracing The World) a pour but d’aider les gens en détresse, indépendamment de leur origine sociale, culturelle, religieuse. Depuis 2005 cette organisation jouit d’un statut consultatif auprès du conseil économique et social de l’ONU.

Aujourd’hui, dans son pays, Amma est considérée comme Mahatma (Grande Ame en sanskrit). La notion de Mahatma se rapporte à un être humain dont la conscience a atteint l’éveil. Cette personne a dépassé la peur, la souffrance, l’agitation née des pensées incessantes. Elle a développé la sérénité et l’équanimité. Cette réputation va désormais bien au-delà des frontières indiennes. Depuis 1986, Amma est invitée régulièrement à l’étranger et se rend ainsi chaque année en Europe, aux Etats-Unis, au Japon, en Australie, en Malaisie, etc. Amma bénéficie également d’une large reconnaissance internationale au niveau institutionnel. Elle a prononcé des discours dans plusieurs conférences officielles, et notamment à l’ONU en 1995 et 2000. Pour son engagement humanitaire et ses efforts en faveur du dialogue interreligieux, Amma est honorée en 2002 par le prix Gandhi/King de la paix à Genève. En 2006, à New York, elle reçoit le quatrième prix interreligieux James Morton.

Dans les 30 dernières années, Amma a étreint et réconforté plus de 37 millions de personnes. À la question de savoir d’où elle tire la force de s’occuper de tant de gens et de construire en même temps une œuvre caritative si impressionnante, elle a l’habitude de dire : « Si tu éprouves vraiment de l’amour dans ce que tu fais, tu ne ressens pas la fatigue ».

Rituel de l’Équinoxe de septembre

20180909_143208Au cours de l’équinoxe de Septembre, lorsque les heures de lumière et d’obscurité sont les mêmes, nous faisons l’expérience d’un changement d’énergie.

Dans l’hémisphère Nord, l’énergie commence à se déplacer vers l’intérieur alors que nous nous préparons pour les mois les plus froids. Les feuilles commencent à tomber des arbres à mesure que la Terre nourricière ralentit, et nous sommes encouragés à faire de même.

Dans l’hémisphère sud, l’énergie commence à se déplacer vers l’extérieur alors que nous nous préparons pour les mois d’été plus chauds. Les fleurs commencent à fleurir et toute la nature redevient fertile. De même, nous aussi, nous sommes encouragés à créer, à nous épanouir et à nous mettre à l’œuvre.

Ce changement d’énergie est également marqué par l’entrée du Soleil dans le signe aérien de la Balance. La Balance, c’est apprendre à trouver l’équilibre et à respecter ses propres besoins ainsi que ceux des autres.

Lorsque le Soleil entre dans la Balance, l’accent est mis sur le partenariat, la communauté et la façon dont nous pouvons travailler ensemble avec nos semblables plutôt que contre eux.

Pour célébrer ce changement d’énergie, voici une idée de rituel simple. Ce rituel peut être fait où que vous habitiez et peut être adapté comme bon vous semble.

Vous aurez besoin :

Une fleur fraîche (pour ceux de l’hémisphère sud)
Une feuille séchée (pour ceux de l’hémisphère Nord)
Bol d’eau
Bougie
Stylo et papier
Instruction :

1.) Disposez tous vos ingrédients devant vous et prenez 10 respirations profondes, par le nez et par la bouche afin de vous centrer.

2.) Allumez votre bougie, placez votre main sur votre cœur, et répétez l’affirmation suivante.

“Je suis équilibré. Je suis entier. Je suis ancré. Je suis centré. Je suis la terre, je suis l’eau. Je suis le feu, je suis l’air. Je suis le Soleil, je suis la Lune. Je suis connecté à tout ce qui est à l’intérieur et à tout ce qui est autour de moi. Je suis enracinée en moi-même. Je suis la paix. Je suis l’amour. Je suis la lumière. Je suis l’harmonie.”

3.) Respirez encore 5 fois profondément, la main sur le cœur. Maintenant, prenez votre morceau de papier et divisez-le en deux. Sur une feuille de papier, écrivez une chose que vous aimeriez laisser de côté dans votre vie et sur l’autre feuille de papier, écrivez une chose que vous aimeriez apporter dans votre vie.

4.) Pliez les deux papiers et tenez le papier avec la chose que vous voulez libérer dans votre main. Fermez le poing et dites à haute voix ce que vous voulez libérer. Placez le papier dans le feu de la bougie. Une fois que le papier commence à brûler, laissez-le tomber dans le bol d’eau.

5.) Maintenant, prenez le papier de la chose que vous voulez apporter dans votre vie. Placez-le sur le dessus ou à côté de la fleur ou de la feuille. Tenez les deux éléments ensemble et répétez ce qui suit : “Avec cette nouvelle saison, j’apporte………. dans ma vie. Je sais que ce que je désire vient à moi.”

6.) Placez la feuille/la fleur et le papier dans le même bol d’eau. Fermez le bol d’eau avec vos deux mains et répétez “Merci” cinq fois.

7.) Jetez le bol d’eau dans le jardin. Sachez que vos messages ont été envoyés aux esprits de la nature et à l’Univers.

Joyeux Equinoxe !

Traduit par Marie-Louise pour https://messagescelestes.ca

Source http://foreverconscious.com

La première contre-visite de Saturne en Capricorne! Est-tu prêt(e)?

Et pour vous, comment cela se passe ?
Haut du Ciel, Maison X...pour moi…

Tin carte ciel.png

Carpe Diem by Milkhaia

Quelques heures après la reprise du mouvement direct par Saturne, moi, je suis cool. Je me suis vraiment donné à fond pour faire mes devoirs. Et pourtant, avec la fiesta de Rétrogrades qu’on a eue entre avril et septembre (notamment avec Mars Rx !!), ça n’a pas été évident ! Je n’ai pas avancé des masses mais je suis fière de moi et j’attends la contre-visite de Saturne avec sérénité. Ça n’a pas toujours été le cas.

Pour voir le premier article où je te donne plus d’infos sur Saturne en Capricorne et où je t’explique par maisons comment te touche ce transit, tape/clique ici: Saturne en Capricorne (2017-2020)

Je te raconte dans cette première édition de la section Good Karma (une section où je publierai les samedis et où on va explorer le concept de ‘karma matériel’ pour mieux le comprendre, se réconcilier avec et apprendre à l’utiliser à ton avantage)…

Voir l’article original 114 mots de plus

Saturne en Capricorne (2017-2020)

Je ne sais pas comment s’est passé pour vous la reprise de Saturne « directe » mais de mon côté, je vous assure que la semaine qui s’est écoulée a été agitée. Toute la semaine, il a été question de remise en adéquation de l action et du cadre. Qui fait quoi, pourquoi, qui doit le faire. Chacun retourne dans ses buts et prend ses responsabilités. J ai du trancher, me positionner…être alignée et stable car rien ne s’est fait dans la douceur. Mais je pense que Saturne va être content de mon travail 😉 . Cet article est passionnant, écoutez le petit audio.

Carpe Diem by Milkhaia

Le 20 décembre dernier (2017) Saturne, maître de la matérialisation, du concret, de la structure et des limites, est entré dans son signe, le Capricorne. Il n’y était pas venu depuis une trentaine d’années et il y restera jusqu’en décembre 2020.

Saturne, le dieu du temps, de la loi et du karma matériel, du karma matériel se présente avec un engagement qu’il ne tiendra que si tu fais, consciencieusement, ta part. Sa promesse est la construction d’une nouvelle réalité pour toi : plus solide, plus durable, plus fiable, plus sécurisante.

Comment va se passer ce transit pour toi ? Est-ce que tu es prêt(e) à relever le défi ? Tu as 3 ans devant toi pour mieux connaître ce transit et le tourner à ton avantage. Les enjeux sont de taille !

Je commence à te raconter ici :

Et (le plus intéressant !!) comment va se passer le séjour de Saturne en Capricorne (déc.2017 à…

Voir l’article original 406 mots de plus

« Qui est comme Dieu? »

20180826_134751J’ai pris beaucoup de plaisir lors de l animation de mon premier atelier Eloim. Le thème du second m a été soufflé avec humour. Qui célèbre t on le 29 septembre, date choisie pour mon atelier?

   MICHAEL

J y reponds avec plaisir. Voici ce qui est prévu.

Une année de divines énergies – Atelier 2 :
« Qui est comme Dieu? »
Adressons nous à l’archange Saint Michel.
Cet atelier vous invite à accepter votre part de divinité et à l’exprimer. Son message « Rayonner avec son ressenti  »

 

Trois moyens de communications seront transmis et utilisés lors de cet Atelier.
* Connection à cette énergie Solaire sur les 4 plans ; archétype, egregore, sentiment et action.
* la neuvaine. Un message créé ce jour à l’adresse de saint Michel que je porterai durant 9 jours pour vous.
* Le signe. Lors de cet Atelier, vous réaliserez un pentacle « ciel radiant » à l’adresse de saint Michel. dans un environnement favorable.

Vous l activerez et le consacrerez. Vous apprendrez à être autonome à l avenir pour les 46 pentacles de l’abbé Julio.
—————
Par soucis d honnêteté cet atelier ne s adresse qu’aux initiés chrétiens (baptisés catholiques et orthodoxes). _____________
Date : samedi 29 septembre
Durée: 3 h (14h30-17h30)
Nb de participants: 4 max
Lieu: Toulon
Tarif: 45€ (inclus : bougie encens et prières pour poursuivre la connexion chez vous, une neuvaine collective et son suivi par mes soins, le tracé du pentacle St Michel protocole et matériel de consécration supplémentaire pour vos futures realisations.

Une partie de votre contribution est reversée à une association aux bénéfices de la cause animale. Ce don est l expression anticipée de vos remerciements à la manifestation obtenue.

Premier contact mp, mail blueoon83@gmail.com
Indiquez moi votre tel je vous recontacte par sms.
Au plaisir.

Christine

 

Je suis la foudre – Le don d’Isis

C’est un texte très inhabituel dans le contexte de Nag Hammadi, car il ne contient rien de chrétien ni de juif. Il ne peut pas non plus être classé parmi les textes gnostiques, dont l’esprit prévalait à l’époque où les manuscrits retrouvés furent écrits, à savoir entre le 4e siècle AEC et l’an 60 EC. Aussi les commentateurs sont-ils perplexes devant ce texte sans équivalent connu.

« Dans son contenu, la Foudre (ou le Tonnerre) est virtuellement unique dans le corpus de Nag Hammadi. C’est une révélation faite par un personnage féminin qui n’est pas particulièrement identifiée par ailleurs, à part peut-être dans le titre. » (source)

 

 

« Je suis la Foudre qui rend l’esprit parfait, la puissance m’envoie à ceux qui m’attendent. Ne m’ignorez pas, vous les Grecs, forts de vos nouvelles croyances. Car je suis la première et la dernière, la grande déesse et la plus humble des servantes. Car je suis celle qui est honorée dans la vieille religion, et celle qui est méprisée dans le culte grec.

Je suis celle qui est stérile, car l’éveil ne se transmet pas par l’hérédité ; et nombreux sont mes fils, car j’en ai éveillé plus d’un. Vous qui m’avez connu, ignorez-moi, car l’éveil n’est plus à la mode des Grecs.

Et vous les Grecs qui m’ignorez, connaissez-moi, recevez de moi votre éveil. Ne soyez pas arrogants avec moi quand je suis bannie de la terre. Quand la vieille religion décline, ne méprisez pas Isis l’esprit parfait.

Je suis la pécheresse quand mon éclair prend la vie, et je suis la sainte quand mon éclair donne l’éveil. Je suis l’épouse quand je m’unis à l’initié, et je suis la vierge car aucun homme ne me possède. Je suis stérile car ceux que j’éveille ne transmettent pas l’éveil à leurs enfants et je suis féconde car nombreux sont ceux à qui j’ai donné la connaissance. Je suis la sage-femme car j’accouche le dieu qui est dans l’homme et je ne donne pas naissance car le mystère de la vie est plus grand que moi.

Je suis la force, celle que je donne à travers mon esprit parfait ; et je suis la peur car mes adeptes redoutent mon baiser. Car autant qu’il peut tuer il peut diviniser.Je suis compatissante quand je donne la lumière de l’esprit parfait et je suis cruelle quand je foudroie l’imprudent. Faites attention ! Je suis insensée et je suis sage. Pourquoi tant de haine ? Vous les Grecs, pourquoi me bannir de la table des dieux ? Suis-je une barbare parmi les barbares ?

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Mais je suis aussi bien la sagesse des Grecs que la science des barbares. Je suis le jugement des Grecs et des barbares.

Je suis Isis, mon image est grande en Egypte, et je n’ai pas d’image ailleurs.

Partout maudite, aimée partout, pour eux la Vie, la Mort pour vous.

Je suis la Loi chez eux, je suis hors-la-loi chez vous. Je suis celle qui n’observe pas de fête, car je peux tonner tous les jours de l’année.

Et je suis celle qui a des fêtes nombreuses, car on me vénère dans de nombreux pays. Je connais les premiers hommes car j’étais pour eux la grande déesse, et ceux d’après me connaissent, car un jour viendra où mon culte sera restauré.

Je suis l’esprit de l’homme et le repos de l’âme.

Je suis la connaissance absolue, la science infuse, la mémoire totale. Toute la puissance du monde arrive par ma connaissance.

La puissance des anges est issue de ma parole, car ils sont les fils de la foudre. Et je fus la puissance des premiers dieux.

Et je suis la puissance des esprits qui se sont unis à moi. Je suis le contrôle car l’éveillé sait se maîtriser lui-même et je suis l’incontrôlable car la toute-puissance de mon éclair dépasse les forces humaines.

Ecoutez-moi dans la douceur et apprenez de moi la rudesse. Je suis celle qui tonne, jetée à la face de la terre. Je suis l’ouïe qui est à la portée de tous, quand je fais gronder mon tonnerre.

Et je suis la parole qui ne peut être saisie, quand l’initié se sert de la tierce oreille. »

Ô Isis, ô sainte mère, fais pleuvoir sur nous ton éclat bienfaisant !

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Le don d’Isis >>

« The Magdalene Sisters », le film

Les films de la dénonciation forment plus souvent de beaux portes-drapeaux que des belles images. C’est un risque lié au genre. Les mots du message l’emportent souvent sur le Cinéma, alors qu’importe l’éclairage terne, le manichéisme du scénario, pourvu qu’on ait l’ivresse de la révolte. Loin de faire la révolution, le dernier film de Peter Mullan trouble avant tout par sa calme et implacable dénonciation de l’intégrisme. Porté par une sincérité perceptible à chaque instant, il résiste à toutes les critiques. Quoiqu’on en dise, quoiqu’on en entende, le souvenir d’un drôle de mal-être après avoir vu le film reste longtemps présent.
Une cérémonie de mariage, en Irlande
La première séquence est d’une beauté troublante. Un prêtre irlandais chante une complainte en l’honneur du couple qu’il vient de marier. Les yeux fermés, presque en transe, il rythme ses paroles en frappant sur un tambourin. Sa piété, son abnégation pour Dieu ont quelque chose de touchant. Son corps, tout son être est en communion avec les mots qu’il déclare, avec l’air qu’il respire, avec l’ensemble de la paroisse qui l’écoute. La chanson est magnifique, les convives applaudissent, on ferait presque pareil. La cérémonie a quelque chose d’un rite ancestral. Tout le village, toute la famille y assiste. Les gestes sont effectués avec l’assurance et l’assentiment des générations précédentes, les mots semblent tant de fois répétés qu’ils sont épurés de leurs sens. Nous sommes au milieu du XXe siècle en Irlande et pourtant nous pourrions être mille ans plus tôt au milieu d’une cérémonie animiste, en plein désert.
Les plans ressemblent à des cartes postales représentant l’Irlande dans ce qu’elle a de plus traditionnel. Dès ces premières images on perçoit le lien à l’œuvre dans cette société irlandaise. Aveugle face aux individus qui la composent, elle n’existe qu’à travers une représentation idéale, un mariage célébré en bonne forme. De la société à la famille, entre les individus, la Foi cimente les relations. La croyance permet le lien, aussi la réputation est-elle essentielle. L’évaluation du mot est alors plus importante que ce qu’il représente. La représentation du sacré supplante le sacré. Dès lors, nous entrons dans une société de fantômes. L’apparence, pourtant condamnée, devient plus importante que le fait. Dans cette société des masques chacun a son rôle, sa place et c’est sans doute ce caractère rassurant qui la maintient dans cet état.

Margaret
Margaret, comme toutes les jeunes filles de son âge, est une adolescente qui assiste à la cérémonie avec ferveur. Ancrée dans cette famille, elle ne se méfie pas de son cousin qui l’emmène à l’écart de la fête pour la violer. Blessée, elle dénonce le crime, certaine du droit et de la justice divine. Pourtant, cette prise de parole défie les lois implicites de cette communauté où tous doivent taire leurs malheurs au profit du groupe. Déclarer le traumatisme brise l’harmonie apparente de la collectivité bienheureuse et l’entache d’une faute qui en ébranle sa force. Les accrocs et les débordements trop humains doivent être étouffés. Seule la répudiation, le refoulement de l’événement honteux, permettent la survie. Margaret est envoyée au couvent.

Pourquoi cette confession a-t-elle quelque chose de si insupportable qu’on en enferme l’auteur ? Outre le fait qu’elle révèle l’existence de l’Homme sexué et pulsionnel, il semble que les mots sont ici également condamnables. Dire est une prise de position individuelle, c’est aussi un crime. La jeune fille considérant et formulant l’inacceptable devient immédiatement trop adulte. Sa place, assignée – celle de l’enfant dépendant, qui ne peut grandir sans l’aval catholique – ne peut être impunément quittée. A travers ses mots, elle dit aussi qu’elle est devenue Femme. Le crime semble ici moins grave que le fait d’avoir grandi si indépendamment de l’Eglise. La caméra capte en plan général sa souffrance et ses pleurs, alors qu’elle est renvoyée à son statut d’enfant.

Entourée de femmes qui la consolent, Margaret regarde les adultes discuter du crime, du coupable, et de la faute. Dans ses yeux, l’espoir de la réparation de l’outrage et de la peine. Pendant que la cérémonie continue, les hommes gardiens de cette société patriarcale, règlent le problème entre eux, en se murmurant à l’oreille des uns des autres la nature du crime. Les mots et les actes s’enchaînent dans un engrenage implacable, une machine infernale qu’elle a mis en marche sans le savoir. Le sort de la jeune fille est décidé sans que sa souffrance ni ses désirs ni sa personne ne soient pris en compte. Pour expier sa faute, Margaret sera envoyée dans le couvent des sœurs Madeleine.

Bernadette
Bernadette est élevée dans un orphelinat. Jolie, de nombreux garçons viennent la draguer aux grilles du pensionnat. Curieuse du monde, elle a le regard enflammé de l’adolescente pleine de vie. Des fenêtres de l’école, le proviseur la regarde. Ombre sévère, il voit en elle une potentielle diablesse tentatrice, trop dangereuse pour les faibles hommes. Il l’exclut de son établissement.

Rose
Rose vient d’accoucher, elle admire son magnifique bébé. A côté d’elle, sa mère ignore l’enfant né en dehors des liens du mariage et qui déshonore sa famille. Catholique, Rose demande pardon d’avoir commis ce pêché mortel, croit en la rédemption, croit en l’amour de ses parents, en leur justice. Elle se laisse séduire quand on lui demande de donner son fils à l’institution religieuse, tente de le reprendre, hurle sa rage et sa colère dans les bras de son père qui la maîtrise avec une froide puissance.

Trois jeunes filles, trois vies bouleversées
Trois jeunes filles, trois vies bouleversées par trois faits qui auront la même conséquence. Trois courtes séquences, réglées avec une précision mathématique, qui ouvrent le film pour mener à la même image, au même résultat. Toutes trois seront répudiées, cachées de la bonne société irlandaise, recluses dans la laverie des sœurs Madeleine. Marie-Madeleine divine putain, pécheresse devenue sainte après s’être repentie au pieds de Jésus, a expiée ses fautes en travaillant, et en se privant de tous plaisirs, de celui de manger, de dormir ou de parler. Emprisonnées parce qu’elles seraient dangereuses, perverses et diaboliques, les filles travaillent sans relâche. Séquestrées par cette organisation cléricale, elles y subissent brimades et moqueries, tandis que le couvent se pare de vertus prétendument humanistes. Les mères-supérieures les rouent de coups, les exploitent, s’amusent de leur condition, tandis qu’un prêtre abuse sexuellement de certaines. Soutenue par la communauté irlandaise, l’Eglise condamne ces femmes à plus ou moins long terme à une mort physique ou psychique, sous prétexte de les remettre dans le droit chemin. Au nom d’un principe supérieur, d’un Dieu auquel aucune d’entre elles ne semble pourtant cesser de croire, ces jeunes filles subissent les pires brimades. La force de la foi, mise à l’épreuve, alliée à un système carcéral concentrationnaire entrave les révoltes.

La question de l’abnégation
La question de l’abnégation se pose ici sans cesse. Margaret, d’abord persuadée qu’elle est là par erreur, croit ensuite que cette épreuve lui est envoyée par Dieu. Face à une porte ouverte, elle hésite à fuir, mais elle n’a pas la force de quitter sa prison. Par cet étrange personnage se pose la question du choix et de l’acceptation d’un châtiment, de la capacité à le refuser. L’aliénation morale ici mise en scène est encore plus révoltante que l’emprisonnement physique. Le malaise traverse l’écran à mesure que la personnalité des jeunes filles s’éteint. Seules derrière les murs épais du couvent, ces femmes n’ont d’autre choix que de se plier au système, jusqu’à en perdre la raison. Quelle est leur faute ? Etre Femme. Trop charnelles pour la froideur de l’intégrisme catholique, trop pauvres, trop fertiles, trop jolies, trop innocentes. Comme si cette société misogyne ne pouvait contenir ni leurs forces ni leurs formes.

Condamnées pour avoir été violées
Ancré dans l’Irlande catholique des années cinquante, ce film dépasse ce cadre historique très précis pour condamner toute attitude fanatique. Récompensé par le Lion d’Or au festival de Venise, The Magdelene Sisters est également un regard sur la condition féminine actuelle. Aujourd’hui forts des combats féministes, il nous semble révoltant qu’une femme soit considérée comme coupable là où elle est victime. Nous serons surpris d’apprendre que la dernière institution de cette sorte n’a fermé ses portes qu’en 1996. Alors nous revient en mémoire que dans bien des pays du monde, les femmes sont encore condamnées pour avoir été violées.

The Magdelene Sisters
Réalisation Peter Mullan
Avec : Géraldine McEwan, Anne-Marie Duff, Dorothy Duffy
Sortie le 5 février – Durée : 2h00

Lion d’or à la 59 e Mostra de Venise

« Rarement l’oppression catholique a été dénoncée avec autant de rage. Pour son deuxième long métrage aux accents «loachiens», l’acteur écossais Peter Mullan raconte l’enfermement des pécheresses irlandaises , filles mères, prostituées, simples d’esprit ou juste «aguicheuses», dans des couvents-laveries pires que des prisons..

 https://ok.ru/video/37624351249

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Le film est directement inspiré de l’histoire des Couvents de la Madeleine.