Le sureau et les fées

Cet arbuste est depuis longtemps considéré comme le pharmacien de la maison. En effet, toute la plante possède des propriétés médicinales de la racine à la feuille, de la fleur aux fruits.

Les fleurs fraîches sont dépuratives, diurétiques et sudorifiques. Elles permettent de combattre efficacement les grippes, bronchites, rhumes et refroidissements. Elles aident aussi à réduire les inflammations.

Le vin médicinal de sureau est en préparation, il a été préconisé par Cazin pour lutter contre l’hydropisie et la rétention d’eau.

Le vinaigre surard était couramment fabriqué par les apothicaires. On le conseillait pour ses propriétés résolutives, sudorifiques, antirhumatismales et sa propension à chasser l’excès d’eau. Il est lui aussi en préparation.

La tisane de Sureau noir

1 cuillère à café de fleurs sèches par tasse, à infuser quelques minutes

La décoction de fleurs sèches a des propriétés émollientes, calmantes et adoucissante. On l’utilise en externe contre les problèmes de peau, les inflammations d’yeux et même les brûlures.

Côté cuisine, le sureau se prête aussi bien aux recettes salées que sucrées. On en fait aussi du vin, des vinaigres et de la limonade. Ses fleurs dégage un tel parfum, qu’on lui attribut le titre de ‘vanille du pauvre’.

Magie et tradition :

Le sureau abrite une multitude de petits esprits. Farfadets, lutins, gnomes et autres dryades habitent dans l’arbre aux fées.

Il convient donc d’entretenir un rapport aimable et de ne pas les importuner…

Chez les Celtes, le sureau est lié à la mort. Le Druide confectionnait les flûtes magiques qui lui permettaient de communiquer avec les âmes défuntes et ses rameaux couverts de baies servaient aux rites funéraires.

La mort n’avait pas une signification néfaste. Le départ pour l’Au-delà étant étroitement associé au renouveau et à la vie, le sureau devint vite un arbre sacré dans lequel se réfugiaient de nombreuses divinités protectrices.

Au printemps, ses myriades de petites fleurs blanches matérialisent la réincarnation des défunts.

Cet arbuste était à la fois craint et respecté par la présence des fées ou la peur d’attirer la colère du diable et il était donc interdit de le couper.

Dans le calendrier celtique divisé en treize mois, le sureau, ‘Ruis’ est le treizième arbre, le dernier qui symbolise la mort de la nature, l’hiver…

Mais dans la roue celtique des saisons il est aussi le premier, l’arbre du renouveau. Il garde ses feuilles après tous les autres et pourtant dès le mois de février, avant toutes les autres espèces, ses feuilles apparaissent déjà…

Dans certaines cultures, le sureau est l’allié du Dieu du tonnerre et il a donc un pouvoir de protection contre la foudre.

Un sureau planté au coin de notre demeure la protège de la FOUDRE.

LA FEE DU SUREAU

La fée du sureau.

Hans Christian Andersen

Il y avait une fois un petit garçon enrhumé ; il avait eu les pieds mouillés. Où ça? Nul n’aurait su le dire, le temps étant tout à fait au sec.

Sa mère le déshabilla, le mit au lit et apporta la bouilloire pour lui faire une bonne tasse de tisane de sureau cela réchauffe! Au même instant, la porte s’ouvrit et le vieux monsieur si amusant qui habitait tout en haut de là maison entra. Il vivait tout seul n’ayant ni femme ni enfants, mais il adorait tous les enfants et savait raconter tant de contes et d’histoires pour leur faire plaisir

– Bois ta tisane, dit la mère, et peut-être monsieur te dira-t-il un conte.

– Si seulement j’en connaissais un nouveau, dit le vieux monsieur en souriant doucement. Mais où donc le petit s’est-il mouillé les pieds ?

– Ah ! Ça, dit la mère, je me le demande…

– Est-ce que vous me direz un conte ? demande le petit garçon.

– Bien sûr, mais il faut d’abord que je sache exactement la profondeur de l’eau du caniveau de la petite rue que tu prends pour aller à l’école.

– L’eau monte juste à la moitié des tiges de mes bottes, si je passe à l’endroit le plus profond.

– Eh bien voilà où nous avons eu les pieds mouillés, dit le vieux monsieur. Je te dois un conte et je n’en sais plus.

– Vous pouvez en inventer un immédiatement. Maman dit que tout ce que vous regardez, vous pouvez en faire un conte et que de tout ce que vous touchez peut sortir une histoire.

– Mais ces contes et des histoires ne valent rien. Les vrais doivent naître tout seul et me frapper le front en disant : Me voilà!

– Est-ce que ça va frapper bientôt ? demanda le petit garçon

La maman se mit à rire, elle jeta quelques feuilles de sureau dans la théière et versa l’eau bouillante dessus.

– Racontez! Racontez !

– Avec plaisir, si un conte venait tout seul, mais il est souvent capricieux et n’arrive que lorsque ça lui chante. Stop ! s’écria-t-il tout d’un coup, en voilà un ! Attention, il est là sur la théière

Le petit garçon tourna les yeux vers la théière. Le couvercle se soulevait de plus en plus et des fleurs en jaillissaient, si fraîches et si blanches; de longues feuilles vertes sortaient même par le bec, cela devenait un ravissant buisson de sureau, tout un arbre bientôt qui envahissait le lit, en repoussant les rideaux. Que de fleurs, quel parfum ! et au milieu de l’arbre une charmante vieille dame était assise. Elle portait une drôle de robe toute verte parsemée de grandes fleurs blanches; on ne voyait pas tout de suite si cette robe était faite d’une étoffe ou de verdure et de fleurs vivantes.

– Comment s’appelle-t-elle, cette dame ? demanda le petit garçon.

– Oh! bien sûr, les Romains et les Grecs auraient dit que c’était une dryade, mais nous ne connaissons plus tout ça. Ici, à Nyboder, on l’appelle « la fée du Sureau ». Regarde-la bien et écoute-moi..

Il y a à Nyboder un arbre tout fleuri pareil à celui-ci; il a poussé dans le coin d’une petite ferme très pauvre. Sous son ombrage, par une belle après-midi de soleil, deux bons vieux, un vieux marin et sa vieille épouse étaient assis. Arrière-grands-parents déjà, ils devaient bientôt célébrer leurs noces d’or, mais ne savaient pas au juste à quelle date. La fée du Sureau, assise dans l’arbre, avait l’air de rire. « je connais bien, moi, la date des noces d’or!  » Mais eux ne l’entendaient pas, ils parlaient des jours anciens.

– Te souviens-tu, disait le vieux marin, du temps que nous étions petits, nous courions et nous jouions justement dans cette même cour où nous sommes assis et nous piquions des baguettes dans la terre pour faire un jardin.

– Bien sûr, je me rappelle, répondit sa femme. Nous arrosions ces branches taillées et l’une d’elles, une branche de sureau, prit racine, bourgeonna et devint par la suite le grand arbre sous lequel nous deux, vieux, sommes assis.

– Oui, dit-il, et là, dans le coin, il y avait un grand baquet d’eau, mon bateau, que j’avais taillé moi-même, y naviguait! Mais bientôt, c’est moi qui devais naviguer d’une autre manière.

– Mais d’abord nous avions été à l’école pour tâcher d’apprendre un peu quelque chose ; puis ce fut notre confirmation, on pleurait tous les deux. L’après-midi, nous montions tout au haut de la Tour Ronde, la main dans la main, et nous regardions de là-haut le vaste monde, et Copenhague et la mer. Après, nous sommes allés à Frederiksberg, où le roi et la reine, dans leurs barques magnifiques, voguaient sur les canaux.

– Mais je devais vraiment voguer tout autrement, et durant de longues années, et pour de grands voyages!

– Ce que j’ai pleuré à cause de toi ! dit-elle, je croyais que tu étais mort et noyé, tombé tout au fond de la mer. Souvent, la nuit, je me levais et regardais la girouette pour voir si elle tournait. Elle tournait tant et plus, mais toi tu n’arrivais pas. je me souviens si bien de la pluie torrentielle qui tombait un jour. Le boueur devait passer devant la maison où je servais; je descendis avec la poubelle et restai à la porte. Quel temps! Et comme j’attendais là, le facteur passa et me remit une lettre, une lettre de toi ! Ce qu’elle avait voyagé ! Je me jetai dessus et commençai à lire, je riais, je pleurais, j’étais si heureuse! Tu écrivais que tu étais dans les pays chauds où poussent les grains de café. Quel pays béni ce doit être ! Tu en racontais des choses, et je lisais tout ça debout, ma poubelle près de moi, tandis que la pluie tombait en tourbillons. Tout d’un coup, derrière moi, quelqu’un nie prit par la taille…

– Et tu lui allongeas une bonne claque sur l’oreille…

– Mais je ne savais pas que c’était toi! Tu étais arrivé en même temps que la lettre et tu étais si beau! … Tu l’es encore. Tu avais un grand mouchoir de soie jaune dans la poche et un suroît reluisant. Tu étais très élégant. Dieu, quel temps et comme la rue était sale !

– Ensuite nous nous sommes mariés, dit-il; tu te souviens quand nous avons eu le premier garçon, et puis Marie, et Niels et Peter et Hans Christian?

– Oui, tous grands et tous de braves gens que tout le monde aime.

– Et leurs enfants, à leur tour, ont eu des petits ! dit le vieil homme, de solides gaillards aussi ! Il me semble que c’est bien à cette époque-ci de l’année que nous nous sommes mariés ?

– Oui, c’est justement aujourd’hui le jour de vos noces d’or, dit la fée du Sureau en passant sa tête entre eux deux. Ils crurent que c’était la voisine qui les saluait, ils se regardaient, se tenant par la main.

Peu après arrivèrent les enfants et petits-enfants; ils savaient, eux, qu’on fêtait les noces d’or, ils avaient déjà le matin apporté leurs vœux. Les vieux l’avaient oublié, alors qu’ils se rappelaient si bien ce qui s’était passé de longues années auparavant.

Le sureau embaumait, le soleil couchant illuminait les visages des vieux et les rendait tout rubiconds, le plus jeune des petits enfants dansait tout autour et criait, tout heureux que ce fût jour de fête, qu’on allait manger des pommes de terre chaudes. La fée du Sureau souriait dans l’arbre et criait « Bravo » avec les autres.

– Mais ce n’est pas du tout un conte, dit le petit garçon qui écoutait.

– Tu dois t’y connaître, dit celui qui racontait. Demandons un peu à notre fée.

Ce n’était pas un conte, dit-elle, mais il va venir maintenant. De la réalité naît le plus merveilleux des contes, sans quoi mon délicieux buisson ne serait pas jailli de la théière.

Elle prit le petit garçon dans ses bras contre sa poitrine. La verdure et les fleurs les enveloppant formaient autour d’eux une tonnelle qui s’envola avec eux à travers l’espace. Voyage délicieux. La fée était devenue subitement une petite fille, en robe verte et blanche avec une grande fleur de sureau sur la poitrine, et -sur ses blonds cheveux bouclés, une couronne. Ses yeux étaient si grands, si bleus! Quel plaisir de la regarder! Les deux enfants s’embrassèrent, ils avaient le même âge et les mêmes goûts.

La main dans la main, ils sortirent de la tonnelle et les voici dans leur jardin fleuri. Sur le frais gazon de la pelouse, la canne du père était restée; simple bois sec, elle était vivante pour les petits. Sitôt qu’ils l’enfourchèrent, le pommeau poli se transforma en une belle tête hennissante, la noire crinière voltigeait. Quatre pattes à la fois fines et fortes lui poussèrent, l’animal était robuste et fougueux. Au galop, ils tournaient autour de la pelouse. Hue ! Hue !

Nous voilà partis, dit le petit garçon, à des lieues de chez nous, nous allons jusqu’au château où nous étions l’an passé. Et ils tournaient et tournaient autour de la pelouse, la petite fille, qui n’était autre que la fée, s’écriait:

– Nous voici dans la campagne, vois-tu la maison du paysan avec le grand four qui a l’air d’un immense œuf sur le mur du côté de la route, le sureau étend ses branches au-dessus et le coq gratte la terre pour les poules et se rengorge ! Nous voici à l’église, elle est tout en haut de la côte, au milieu des grands chênes dont l’un est presque mort. Et nous voici à la forge où brûle un grand feu, où des hommes à moitié nus tapent de leurs marteaux, faisant voler les étincelles de tous côtés. En route, en route vers le beau château !

Tout ce dont parlait la petite fille assise derrière, sur la canne, se déroulait devant eux; le garçon le voyait, et cependant ils ne tournaient qu’autour de la pelouse.

Ensuite ils jouèrent dans l’allée et dessinèrent un jardin sur le sol; la petite fille enleva une fleur de sureau de sa tête et la planta. Et cette fleur poussa exactement comme cela s’était passé devant nos deux vieux de Nyboder, quand ils étaient Petits – comme nous l’avons raconté tout à l’heure.

Ils marchèrent la main dans la main, comme les vieux étant enfants, mais ils ne montèrent pas sur la Tour Ronde et ne visitèrent pas le jardin de Frederiksberg, non, la petite fille tenait le garçon par la taille et ils volaient à travers le Danemark.

Le printemps se déroula, puis l’été, et l’automne et l’hiver; mille images se reflétaient dans les yeux du garçon et, dans son cœur, toujours la petite fille chantait: « Tu n’oublieras jamais tout ça! » Le sureau, tout au long du voyage embaumait si exquisément. Le garçon sentait bien les roses et la fraîcheur des hêtres, mais le parfum du sureau était bien plus ensorcelant car ses fleurs reposaient sur le cœur de la petite fille et dans la course la tête du garçon se tournait souvent vers elle.

– Comme c’est beau, ici, au printemps, dit la petite fille, tandis qu’ils passaient dans la forêt de hêtres aux bourgeons nouvellement éclos; le muguet embaumait à leurs pieds et les anémones roses faisaient bel effet sur l’herbe verte. Ah! Si c’était toujours le printemps dans l’odorante forêt de hêtres danoise.

– Comme c’est beau ici, en été, dit-elle, tandis qu’à toute allure ils passaient devant les vieux châteaux du moyen âge, où les murs rouges et les pignons crénelés se reflétaient dans les fossés où les cygnes nageaient et levaient la tête vers les allées ombreuses et fraîches. Les blés ondulaient comme une mer dans la plaine, les fossés étaient pleins de fleurs rouges et jaunes et les haies de houblon sauvage et de liserons et le doux parfum des meules de foin flottait sur les prés. Le soir, la lune monta toute ronde dans le ciel. Cela ne s’oublie jamais.

– Comme c’est beau, ici, à l’automne, dit la petite, et le ciel devint deux fois plus élevé et plus intensément bleu, les plus ravissantes couleurs de rouge, de jaune et de vert envahirent la forêt, les chiens de chasse galopaient à toute allure, des bandes d’oiseaux sauvages s’envolaient en criant au-dessus des tumulus où les ronces s’accrochaient aux vieilles pierres, la mer était bleu-noir avec des voiliers blancs et dans la grange les femmes, les jeunes filles, les enfants égrenaient le sureau dans un grand récipient. Les jeunes chantaient des romances, les vieux racontaient des histoires de lutins et de sorciers.

– Comme c’est beau, ici, l’hiver! dit la petite fille. Tous les arbres couverts de givre semblaient de corail blanc. La neige crissait sous les pieds comme si l’on avait des chaussures neuves, et les étoiles filantes tombaient du ciel l’une après l’autre.

Dans la salle on allumait l’arbre de Noël. C’était l’heure des cadeaux et de la bonne humeur; dans la campagne le violon chantait; chez les paysans les beignets de pommes sautaient dans la graisse et même les plus pauvres enfants disaient: « Que c’est bon l’hiver! »

Oui, tout était exquis quand la petite fille l’expliquait au garçon. Toujours le sureau embaumait, et toujours flottait le drapeau rouge à la croix blanche, sous lequel le vieux marin de Nyboder avait navigué. Le garçon devenait un jeune homme; il devait partir dans le vaste monde, loin, loin, vers les pays chauds où pousse le café. Au moment de l’adieu, la petite fille prit sur sa poitrine une fleur de sureau et la lui tendit afin qu’il la garde entre les pages de son livre de psaumes, et, chaque fois que dans les pays étrangers il ouvrait son livre, c’était juste à la place de la fleur du souvenir.

A mesure qu’il la regardait, elle devenait de plus en plus fraîche, il lui semblait sentir le parfum des forêts danoises. Au milieu des pétales de la fleur, il voyait la petite fille aux clairs yeux bleus et elle lui murmurait:  » Qu’il fait bon au printemps, en été, en automne, en hiver ».

Des centaines d’images glissaient dans ses pensées.

Les années passèrent. Il devint un vieil homme assis avec sa femme sous un arbre en fleurs, la tenant par la main comme les aïeux de Nyboder, et, comme eux, ils parlaient des jours anciens, des noces d’or. La petite fée aux yeux bleus avec des fleurs dans les cheveux, était assise dans l’arbre et les saluait de la tête, en disant: « C’est le jour de vos noces d’or! »

Elle prit deux fleurs de sa couronne et y posa deux baisers, alors elles brillèrent d’abord comme de l’argent, puis comme de l’or, et, lorsqu’elle les posa sur la tête des vieilles gens, chaque fleur devint une couronne. Tous deux étaient assis là, comme roi et reine, sous l’arbre odorant qui avait bien l’air d’un sureau, et le mari raconta à sa vieille l’histoire de la fée du Sureau comme on la lui avait contée quand il était un petit garçon et tous les deux trouvèrent qu’elle ressemblait à leur propre histoire, les passages les plus semblables étaient ceux qui leur plaisaient le plus.

– Oui, c’est ainsi, dit la fée dans l’arbre, les uns m’appellent fée, les autres dryades, mais mon vrai nom est  » Souvenir ». Je suis assise dans l’arbre qui pousse et qui repousse et je me souviens et je raconte! Fais-moi voir si tu as gardé mon cadeau.

Le vieil homme ouvrit son livre de psaumes; la fleur de sureau était là, fraîche comme si on venait de l’y déposer. Alors, « Souvenir » sourit, les deux vieux avec leur couronne d’or sur la tête, assis dans la lueur rouge du soleil couchant, fermèrent les yeux et! Et! L’histoire est finie.

Le petit garçon, dans son lit, ne savait pas s’il avait dormi ou s’il avait entendu un conte. La théière était là, sur la table, mais aucun sureau n’en jaillissait, et le vieux monsieur qui avait raconté l’histoire, allait justement s’en aller.

– Comme c’était joli, maman, dit le petit garçon. J’ai été dans les pays chauds. – Oui, ça, je veux bien le croire, dit la mère, quand on a dans le corps deux tasses de tisane de sureau brûlante, on doit bien se sentir dans les pays chauds.

Elle remonta bien les couvertures pour qu’il ne se refroidisse plus.

– Tu as sûrement dormi pendant que je me disputais avec le monsieur pour savoir si c’était un conte ou une histoire!

– Où est la fée du Sureau? demanda l’enfant.

– Elle est là, sur la théière, dit la mère, eh bien, qu’elle y reste.

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La violette

Cette petite herbacée appartient à l’élément Eau et sa planète est Vénus.

Elle est l’emblème de la modestie et ses pouvoirs magiques sont associés à la protection, la chance, la paix et la guérison. Elle favorise l’érotisme et la passion.

Une fleur que l’on porte dans notre poche nous apporte la chance et la fortune.

Placées dans un sachet vert que l’on porte sur soi, les feuilles favorisent la guérison des blessures et empêchent les esprits maléfiques d’aggraver ces blessures.

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On a souvent prêté un caractère aphrodisiaque à son parfum envoûtant et suave, qui donne aussi le pouvoir de divination.

On brûle de l’encens de Violette pour favoriser aussi la chance, et pendant que celui-ci se consume, penser à faire un souhait pour le voir assurément se réaliser.

Manger la première violette du printemps protège des maladies et la porter en couronne fait passer la migraine. Sa tisane sucrée d’un peu de miel est utile contre l’insomnie et la mélancolie mais aussi pour soigner la toux.

bota violette

violette fee

Un petit rituel pour chasser la fatigue

Allumer une chandelle blanche et faire brûler de l’encens de Violette.

Se tenir bien droit en levant les bras vers le ciel, tout en récitant :

‘‘Anges et archanges, je vous appelle à mon secours

La fatigue me gagne et je ne peux plus rien accomplir

Aidez moi à remplir ma mission car je suis sans recours

Je veux contribuer et accomplir ce qui me reste à finir.’’

Sentir l’énergie nous envahir peu à peu…

livre pl magic

L’alchimie selon les Hopis

Je ne suis pas une fan du chamanisme. J ai trop de respect pour les peuples dit fossils pour prétendre pouvoir maîtriser leur art des plantes et rêves en quelques stage.

Nos traditions, notre culture recèlent les mêmes savoirs et pouvoirs, plus intelligibles en terme de symbole et mieux adaptées à notre environnement naturel.

Pourquoi se ruiner en sauge amérindienne alors que la cade/genièvrier nous offre le même effet magique? 😉

Sans doute est il plus politiquement correct de se revendiquer chamane que sorcier.

Pour ma part je préfère voir les similitudes et m émerveiller devant l’unité de l essence humaine .

Comme ici, avec ce joli conte Hopi qui nous parle de transformation à venir.


La création a dit :

« Je veux cacher quelque chose aux humains jusqu’à ce qu’ils soient prêts.

C’est la réalisation qu’ils créent leur propre réalité. »

L’aigle a dit,

« Donne-le-moi. je l’emmènerai sur la lune. »

Le Créateur dit : « Non. Un jour, ils iront là-bas et le trouveront. »

Le saumon a dit,

« Je l’enterrerai au fond de l’océan. »

Le Créateur dit : « Non, ils iront là aussi. »

Le buffle dit : « Je l’enterrerai dans les Grandes Plaines. »

Le Créateur a dit : « Ils couperont la peau de la terre et la trouveront même là. »

Grand-mère qui vit dans le sein de la Terre Mère,

et qui n’a pas d’yeux physiques mais qui voit avec des yeux spirituels, a dit

« Mets-le à l’intérieur d’eux. »

Et le Créateur dit : « C’est fait. »

(Histoire de la création de la Nation Hopi, Arizona

Savoirs populaires liés au monde végétal

 Dimanche dernier, j ‘ai donc suivi mon stage « Les arbres qui soignent » dans un endroit merveilleux, délivrée par une ethno-botaniste passionnante : Laurence Chaber

 

Laurence Chaber est ethno-botaniste. A travers des enquêtes de terrain, des ouvrages, photos et toute sorte de témoignage, elle étudie les relations entre l’Homme et le Végétal. Au sein de l’association EPI (www.ethnobotanique-epi.org), ayant pour but la connaissance et la valorisation des savoirs locaux liés aux plantes, elle mène des recherches sur les usages populaires des plantes et sur les arbres remarquables.

Qu’elles soient sauvages ou cultivées, des nombreuses plantes sont utilisées quotidiennement pour des usages alimentaires, médicinaux, domestiques ou encore symboliques. De la récolte à l’usage de la plante, il est nécessaire d’agir en toute conscience.

J’y ai découvert les vertus de la peau de grenade séchée, celles de nos plantes emblématiques telles que le Romarin, le laurier noble, la lavande…
Et depuis,  préparation des teintures mères n a plus de secret pour moi…

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J ai fait l acquisition d’un des ouvrages de Laurence C, que je vous recommande.

« Plantes de santé – Baumes et tisanes »

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Destiné à tous ceux qui souhaitent se familiariser avec les plantes de santé, ce livre permet d’appréhender une centaine de plantes médicinales communes de la flore française. Pour chaque espèce, une fiche détaillée vous renseigne sur les lieux où la plante pousse, sur les risques de confusion et les précautions à prendre dans sa cueillette et son utilisation. De nombreuses photos permettent une identification aisée.
Puisant à la fois dans des savoirs et usages ancestraux et dans les connaissances récentes, cet ouvrage permet d’utiliser les plantes pour faire face aux maux du quotidien. Il vous guide dans cette phytothérapie à usage familial pour élaborer tisanes, sirops et autres onguents répondant à vos besoins. Car c’est de se maintenir en bonne santé dont il s’agit !

Laurence Chaber est ethnobotaniste. Le végétal est le fil conducteur de sa vie, ses domaines de recherche sont les usages de la flore sauvage ou cultivée et les arbres remarquables. Productrice de plantes médicinales biologiques pendant 25 ans elle observe l’évolution de notre relation au végétal et aime à partager son regard conscient et émerveillé sur la nature, les simples, les arbres.

laurence.chaber@orange.fr      tel : 06 89 72 19 27

Alain Creton est curieux et amoureux de la nature, accompagnateur en montagne, ce naturaliste autodidacte accompagne depuis plus de 25 ans enfants, adultes et personnes handicapées sur les chemins. Auteur de deux ouvrages consacrés aux plantes sauvages comestibles et à la flore de montagne, il a acquis une grande expérience dans l’art de transmettre sa passion et ses connaissances.

http://www.arkhanim.fr/secteurs/nature-et-montagne/

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