Le sureau et les fées

Cet arbuste est depuis longtemps considéré comme le pharmacien de la maison. En effet, toute la plante possède des propriétés médicinales de la racine à la feuille, de la fleur aux fruits.

Les fleurs fraîches sont dépuratives, diurétiques et sudorifiques. Elles permettent de combattre efficacement les grippes, bronchites, rhumes et refroidissements. Elles aident aussi à réduire les inflammations.

Le vin médicinal de sureau est en préparation, il a été préconisé par Cazin pour lutter contre l’hydropisie et la rétention d’eau.

Le vinaigre surard était couramment fabriqué par les apothicaires. On le conseillait pour ses propriétés résolutives, sudorifiques, antirhumatismales et sa propension à chasser l’excès d’eau. Il est lui aussi en préparation.

La tisane de Sureau noir

1 cuillère à café de fleurs sèches par tasse, à infuser quelques minutes

La décoction de fleurs sèches a des propriétés émollientes, calmantes et adoucissante. On l’utilise en externe contre les problèmes de peau, les inflammations d’yeux et même les brûlures.

Côté cuisine, le sureau se prête aussi bien aux recettes salées que sucrées. On en fait aussi du vin, des vinaigres et de la limonade. Ses fleurs dégage un tel parfum, qu’on lui attribut le titre de ‘vanille du pauvre’.

Magie et tradition :

Le sureau abrite une multitude de petits esprits. Farfadets, lutins, gnomes et autres dryades habitent dans l’arbre aux fées.

Il convient donc d’entretenir un rapport aimable et de ne pas les importuner…

Chez les Celtes, le sureau est lié à la mort. Le Druide confectionnait les flûtes magiques qui lui permettaient de communiquer avec les âmes défuntes et ses rameaux couverts de baies servaient aux rites funéraires.

La mort n’avait pas une signification néfaste. Le départ pour l’Au-delà étant étroitement associé au renouveau et à la vie, le sureau devint vite un arbre sacré dans lequel se réfugiaient de nombreuses divinités protectrices.

Au printemps, ses myriades de petites fleurs blanches matérialisent la réincarnation des défunts.

Cet arbuste était à la fois craint et respecté par la présence des fées ou la peur d’attirer la colère du diable et il était donc interdit de le couper.

Dans le calendrier celtique divisé en treize mois, le sureau, ‘Ruis’ est le treizième arbre, le dernier qui symbolise la mort de la nature, l’hiver…

Mais dans la roue celtique des saisons il est aussi le premier, l’arbre du renouveau. Il garde ses feuilles après tous les autres et pourtant dès le mois de février, avant toutes les autres espèces, ses feuilles apparaissent déjà…

Dans certaines cultures, le sureau est l’allié du Dieu du tonnerre et il a donc un pouvoir de protection contre la foudre.

Un sureau planté au coin de notre demeure la protège de la FOUDRE.

LA FEE DU SUREAU

La fée du sureau.

Hans Christian Andersen

Il y avait une fois un petit garçon enrhumé ; il avait eu les pieds mouillés. Où ça? Nul n’aurait su le dire, le temps étant tout à fait au sec.

Sa mère le déshabilla, le mit au lit et apporta la bouilloire pour lui faire une bonne tasse de tisane de sureau cela réchauffe! Au même instant, la porte s’ouvrit et le vieux monsieur si amusant qui habitait tout en haut de là maison entra. Il vivait tout seul n’ayant ni femme ni enfants, mais il adorait tous les enfants et savait raconter tant de contes et d’histoires pour leur faire plaisir

– Bois ta tisane, dit la mère, et peut-être monsieur te dira-t-il un conte.

– Si seulement j’en connaissais un nouveau, dit le vieux monsieur en souriant doucement. Mais où donc le petit s’est-il mouillé les pieds ?

– Ah ! Ça, dit la mère, je me le demande…

– Est-ce que vous me direz un conte ? demande le petit garçon.

– Bien sûr, mais il faut d’abord que je sache exactement la profondeur de l’eau du caniveau de la petite rue que tu prends pour aller à l’école.

– L’eau monte juste à la moitié des tiges de mes bottes, si je passe à l’endroit le plus profond.

– Eh bien voilà où nous avons eu les pieds mouillés, dit le vieux monsieur. Je te dois un conte et je n’en sais plus.

– Vous pouvez en inventer un immédiatement. Maman dit que tout ce que vous regardez, vous pouvez en faire un conte et que de tout ce que vous touchez peut sortir une histoire.

– Mais ces contes et des histoires ne valent rien. Les vrais doivent naître tout seul et me frapper le front en disant : Me voilà!

– Est-ce que ça va frapper bientôt ? demanda le petit garçon

La maman se mit à rire, elle jeta quelques feuilles de sureau dans la théière et versa l’eau bouillante dessus.

– Racontez! Racontez !

– Avec plaisir, si un conte venait tout seul, mais il est souvent capricieux et n’arrive que lorsque ça lui chante. Stop ! s’écria-t-il tout d’un coup, en voilà un ! Attention, il est là sur la théière

Le petit garçon tourna les yeux vers la théière. Le couvercle se soulevait de plus en plus et des fleurs en jaillissaient, si fraîches et si blanches; de longues feuilles vertes sortaient même par le bec, cela devenait un ravissant buisson de sureau, tout un arbre bientôt qui envahissait le lit, en repoussant les rideaux. Que de fleurs, quel parfum ! et au milieu de l’arbre une charmante vieille dame était assise. Elle portait une drôle de robe toute verte parsemée de grandes fleurs blanches; on ne voyait pas tout de suite si cette robe était faite d’une étoffe ou de verdure et de fleurs vivantes.

– Comment s’appelle-t-elle, cette dame ? demanda le petit garçon.

– Oh! bien sûr, les Romains et les Grecs auraient dit que c’était une dryade, mais nous ne connaissons plus tout ça. Ici, à Nyboder, on l’appelle « la fée du Sureau ». Regarde-la bien et écoute-moi..

Il y a à Nyboder un arbre tout fleuri pareil à celui-ci; il a poussé dans le coin d’une petite ferme très pauvre. Sous son ombrage, par une belle après-midi de soleil, deux bons vieux, un vieux marin et sa vieille épouse étaient assis. Arrière-grands-parents déjà, ils devaient bientôt célébrer leurs noces d’or, mais ne savaient pas au juste à quelle date. La fée du Sureau, assise dans l’arbre, avait l’air de rire. « je connais bien, moi, la date des noces d’or!  » Mais eux ne l’entendaient pas, ils parlaient des jours anciens.

– Te souviens-tu, disait le vieux marin, du temps que nous étions petits, nous courions et nous jouions justement dans cette même cour où nous sommes assis et nous piquions des baguettes dans la terre pour faire un jardin.

– Bien sûr, je me rappelle, répondit sa femme. Nous arrosions ces branches taillées et l’une d’elles, une branche de sureau, prit racine, bourgeonna et devint par la suite le grand arbre sous lequel nous deux, vieux, sommes assis.

– Oui, dit-il, et là, dans le coin, il y avait un grand baquet d’eau, mon bateau, que j’avais taillé moi-même, y naviguait! Mais bientôt, c’est moi qui devais naviguer d’une autre manière.

– Mais d’abord nous avions été à l’école pour tâcher d’apprendre un peu quelque chose ; puis ce fut notre confirmation, on pleurait tous les deux. L’après-midi, nous montions tout au haut de la Tour Ronde, la main dans la main, et nous regardions de là-haut le vaste monde, et Copenhague et la mer. Après, nous sommes allés à Frederiksberg, où le roi et la reine, dans leurs barques magnifiques, voguaient sur les canaux.

– Mais je devais vraiment voguer tout autrement, et durant de longues années, et pour de grands voyages!

– Ce que j’ai pleuré à cause de toi ! dit-elle, je croyais que tu étais mort et noyé, tombé tout au fond de la mer. Souvent, la nuit, je me levais et regardais la girouette pour voir si elle tournait. Elle tournait tant et plus, mais toi tu n’arrivais pas. je me souviens si bien de la pluie torrentielle qui tombait un jour. Le boueur devait passer devant la maison où je servais; je descendis avec la poubelle et restai à la porte. Quel temps! Et comme j’attendais là, le facteur passa et me remit une lettre, une lettre de toi ! Ce qu’elle avait voyagé ! Je me jetai dessus et commençai à lire, je riais, je pleurais, j’étais si heureuse! Tu écrivais que tu étais dans les pays chauds où poussent les grains de café. Quel pays béni ce doit être ! Tu en racontais des choses, et je lisais tout ça debout, ma poubelle près de moi, tandis que la pluie tombait en tourbillons. Tout d’un coup, derrière moi, quelqu’un nie prit par la taille…

– Et tu lui allongeas une bonne claque sur l’oreille…

– Mais je ne savais pas que c’était toi! Tu étais arrivé en même temps que la lettre et tu étais si beau! … Tu l’es encore. Tu avais un grand mouchoir de soie jaune dans la poche et un suroît reluisant. Tu étais très élégant. Dieu, quel temps et comme la rue était sale !

– Ensuite nous nous sommes mariés, dit-il; tu te souviens quand nous avons eu le premier garçon, et puis Marie, et Niels et Peter et Hans Christian?

– Oui, tous grands et tous de braves gens que tout le monde aime.

– Et leurs enfants, à leur tour, ont eu des petits ! dit le vieil homme, de solides gaillards aussi ! Il me semble que c’est bien à cette époque-ci de l’année que nous nous sommes mariés ?

– Oui, c’est justement aujourd’hui le jour de vos noces d’or, dit la fée du Sureau en passant sa tête entre eux deux. Ils crurent que c’était la voisine qui les saluait, ils se regardaient, se tenant par la main.

Peu après arrivèrent les enfants et petits-enfants; ils savaient, eux, qu’on fêtait les noces d’or, ils avaient déjà le matin apporté leurs vœux. Les vieux l’avaient oublié, alors qu’ils se rappelaient si bien ce qui s’était passé de longues années auparavant.

Le sureau embaumait, le soleil couchant illuminait les visages des vieux et les rendait tout rubiconds, le plus jeune des petits enfants dansait tout autour et criait, tout heureux que ce fût jour de fête, qu’on allait manger des pommes de terre chaudes. La fée du Sureau souriait dans l’arbre et criait « Bravo » avec les autres.

– Mais ce n’est pas du tout un conte, dit le petit garçon qui écoutait.

– Tu dois t’y connaître, dit celui qui racontait. Demandons un peu à notre fée.

Ce n’était pas un conte, dit-elle, mais il va venir maintenant. De la réalité naît le plus merveilleux des contes, sans quoi mon délicieux buisson ne serait pas jailli de la théière.

Elle prit le petit garçon dans ses bras contre sa poitrine. La verdure et les fleurs les enveloppant formaient autour d’eux une tonnelle qui s’envola avec eux à travers l’espace. Voyage délicieux. La fée était devenue subitement une petite fille, en robe verte et blanche avec une grande fleur de sureau sur la poitrine, et -sur ses blonds cheveux bouclés, une couronne. Ses yeux étaient si grands, si bleus! Quel plaisir de la regarder! Les deux enfants s’embrassèrent, ils avaient le même âge et les mêmes goûts.

La main dans la main, ils sortirent de la tonnelle et les voici dans leur jardin fleuri. Sur le frais gazon de la pelouse, la canne du père était restée; simple bois sec, elle était vivante pour les petits. Sitôt qu’ils l’enfourchèrent, le pommeau poli se transforma en une belle tête hennissante, la noire crinière voltigeait. Quatre pattes à la fois fines et fortes lui poussèrent, l’animal était robuste et fougueux. Au galop, ils tournaient autour de la pelouse. Hue ! Hue !

Nous voilà partis, dit le petit garçon, à des lieues de chez nous, nous allons jusqu’au château où nous étions l’an passé. Et ils tournaient et tournaient autour de la pelouse, la petite fille, qui n’était autre que la fée, s’écriait:

– Nous voici dans la campagne, vois-tu la maison du paysan avec le grand four qui a l’air d’un immense œuf sur le mur du côté de la route, le sureau étend ses branches au-dessus et le coq gratte la terre pour les poules et se rengorge ! Nous voici à l’église, elle est tout en haut de la côte, au milieu des grands chênes dont l’un est presque mort. Et nous voici à la forge où brûle un grand feu, où des hommes à moitié nus tapent de leurs marteaux, faisant voler les étincelles de tous côtés. En route, en route vers le beau château !

Tout ce dont parlait la petite fille assise derrière, sur la canne, se déroulait devant eux; le garçon le voyait, et cependant ils ne tournaient qu’autour de la pelouse.

Ensuite ils jouèrent dans l’allée et dessinèrent un jardin sur le sol; la petite fille enleva une fleur de sureau de sa tête et la planta. Et cette fleur poussa exactement comme cela s’était passé devant nos deux vieux de Nyboder, quand ils étaient Petits – comme nous l’avons raconté tout à l’heure.

Ils marchèrent la main dans la main, comme les vieux étant enfants, mais ils ne montèrent pas sur la Tour Ronde et ne visitèrent pas le jardin de Frederiksberg, non, la petite fille tenait le garçon par la taille et ils volaient à travers le Danemark.

Le printemps se déroula, puis l’été, et l’automne et l’hiver; mille images se reflétaient dans les yeux du garçon et, dans son cœur, toujours la petite fille chantait: « Tu n’oublieras jamais tout ça! » Le sureau, tout au long du voyage embaumait si exquisément. Le garçon sentait bien les roses et la fraîcheur des hêtres, mais le parfum du sureau était bien plus ensorcelant car ses fleurs reposaient sur le cœur de la petite fille et dans la course la tête du garçon se tournait souvent vers elle.

– Comme c’est beau, ici, au printemps, dit la petite fille, tandis qu’ils passaient dans la forêt de hêtres aux bourgeons nouvellement éclos; le muguet embaumait à leurs pieds et les anémones roses faisaient bel effet sur l’herbe verte. Ah! Si c’était toujours le printemps dans l’odorante forêt de hêtres danoise.

– Comme c’est beau ici, en été, dit-elle, tandis qu’à toute allure ils passaient devant les vieux châteaux du moyen âge, où les murs rouges et les pignons crénelés se reflétaient dans les fossés où les cygnes nageaient et levaient la tête vers les allées ombreuses et fraîches. Les blés ondulaient comme une mer dans la plaine, les fossés étaient pleins de fleurs rouges et jaunes et les haies de houblon sauvage et de liserons et le doux parfum des meules de foin flottait sur les prés. Le soir, la lune monta toute ronde dans le ciel. Cela ne s’oublie jamais.

– Comme c’est beau, ici, à l’automne, dit la petite, et le ciel devint deux fois plus élevé et plus intensément bleu, les plus ravissantes couleurs de rouge, de jaune et de vert envahirent la forêt, les chiens de chasse galopaient à toute allure, des bandes d’oiseaux sauvages s’envolaient en criant au-dessus des tumulus où les ronces s’accrochaient aux vieilles pierres, la mer était bleu-noir avec des voiliers blancs et dans la grange les femmes, les jeunes filles, les enfants égrenaient le sureau dans un grand récipient. Les jeunes chantaient des romances, les vieux racontaient des histoires de lutins et de sorciers.

– Comme c’est beau, ici, l’hiver! dit la petite fille. Tous les arbres couverts de givre semblaient de corail blanc. La neige crissait sous les pieds comme si l’on avait des chaussures neuves, et les étoiles filantes tombaient du ciel l’une après l’autre.

Dans la salle on allumait l’arbre de Noël. C’était l’heure des cadeaux et de la bonne humeur; dans la campagne le violon chantait; chez les paysans les beignets de pommes sautaient dans la graisse et même les plus pauvres enfants disaient: « Que c’est bon l’hiver! »

Oui, tout était exquis quand la petite fille l’expliquait au garçon. Toujours le sureau embaumait, et toujours flottait le drapeau rouge à la croix blanche, sous lequel le vieux marin de Nyboder avait navigué. Le garçon devenait un jeune homme; il devait partir dans le vaste monde, loin, loin, vers les pays chauds où pousse le café. Au moment de l’adieu, la petite fille prit sur sa poitrine une fleur de sureau et la lui tendit afin qu’il la garde entre les pages de son livre de psaumes, et, chaque fois que dans les pays étrangers il ouvrait son livre, c’était juste à la place de la fleur du souvenir.

A mesure qu’il la regardait, elle devenait de plus en plus fraîche, il lui semblait sentir le parfum des forêts danoises. Au milieu des pétales de la fleur, il voyait la petite fille aux clairs yeux bleus et elle lui murmurait:  » Qu’il fait bon au printemps, en été, en automne, en hiver ».

Des centaines d’images glissaient dans ses pensées.

Les années passèrent. Il devint un vieil homme assis avec sa femme sous un arbre en fleurs, la tenant par la main comme les aïeux de Nyboder, et, comme eux, ils parlaient des jours anciens, des noces d’or. La petite fée aux yeux bleus avec des fleurs dans les cheveux, était assise dans l’arbre et les saluait de la tête, en disant: « C’est le jour de vos noces d’or! »

Elle prit deux fleurs de sa couronne et y posa deux baisers, alors elles brillèrent d’abord comme de l’argent, puis comme de l’or, et, lorsqu’elle les posa sur la tête des vieilles gens, chaque fleur devint une couronne. Tous deux étaient assis là, comme roi et reine, sous l’arbre odorant qui avait bien l’air d’un sureau, et le mari raconta à sa vieille l’histoire de la fée du Sureau comme on la lui avait contée quand il était un petit garçon et tous les deux trouvèrent qu’elle ressemblait à leur propre histoire, les passages les plus semblables étaient ceux qui leur plaisaient le plus.

– Oui, c’est ainsi, dit la fée dans l’arbre, les uns m’appellent fée, les autres dryades, mais mon vrai nom est  » Souvenir ». Je suis assise dans l’arbre qui pousse et qui repousse et je me souviens et je raconte! Fais-moi voir si tu as gardé mon cadeau.

Le vieil homme ouvrit son livre de psaumes; la fleur de sureau était là, fraîche comme si on venait de l’y déposer. Alors, « Souvenir » sourit, les deux vieux avec leur couronne d’or sur la tête, assis dans la lueur rouge du soleil couchant, fermèrent les yeux et! Et! L’histoire est finie.

Le petit garçon, dans son lit, ne savait pas s’il avait dormi ou s’il avait entendu un conte. La théière était là, sur la table, mais aucun sureau n’en jaillissait, et le vieux monsieur qui avait raconté l’histoire, allait justement s’en aller.

– Comme c’était joli, maman, dit le petit garçon. J’ai été dans les pays chauds. – Oui, ça, je veux bien le croire, dit la mère, quand on a dans le corps deux tasses de tisane de sureau brûlante, on doit bien se sentir dans les pays chauds.

Elle remonta bien les couvertures pour qu’il ne se refroidisse plus.

– Tu as sûrement dormi pendant que je me disputais avec le monsieur pour savoir si c’était un conte ou une histoire!

– Où est la fée du Sureau? demanda l’enfant.

– Elle est là, sur la théière, dit la mère, eh bien, qu’elle y reste.

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L’alchimie selon les Hopis

Je ne suis pas une fan du chamanisme. J ai trop de respect pour les peuples dit fossils pour prétendre pouvoir maîtriser leur art des plantes et rêves en quelques stage.

Nos traditions, notre culture recèlent les mêmes savoirs et pouvoirs, plus intelligibles en terme de symbole et mieux adaptées à notre environnement naturel.

Pourquoi se ruiner en sauge amérindienne alors que la cade/genièvrier nous offre le même effet magique? 😉

Sans doute est il plus politiquement correct de se revendiquer chamane que sorcier.

Pour ma part je préfère voir les similitudes et m émerveiller devant l’unité de l essence humaine .

Comme ici, avec ce joli conte Hopi qui nous parle de transformation à venir.


La création a dit :

« Je veux cacher quelque chose aux humains jusqu’à ce qu’ils soient prêts.

C’est la réalisation qu’ils créent leur propre réalité. »

L’aigle a dit,

« Donne-le-moi. je l’emmènerai sur la lune. »

Le Créateur dit : « Non. Un jour, ils iront là-bas et le trouveront. »

Le saumon a dit,

« Je l’enterrerai au fond de l’océan. »

Le Créateur dit : « Non, ils iront là aussi. »

Le buffle dit : « Je l’enterrerai dans les Grandes Plaines. »

Le Créateur a dit : « Ils couperont la peau de la terre et la trouveront même là. »

Grand-mère qui vit dans le sein de la Terre Mère,

et qui n’a pas d’yeux physiques mais qui voit avec des yeux spirituels, a dit

« Mets-le à l’intérieur d’eux. »

Et le Créateur dit : « C’est fait. »

(Histoire de la création de la Nation Hopi, Arizona

Purifier son intérieur pour le printemps

On connait toutes le pouvoir de la sauge, de l’oliban, du citron et du sel…En lotion, encens, et autres pincées déposées ci ou là, ces puissants purificateurs et leurs usages sont très souvent détaillés sur la toile.

D’ailleurs, j’ai moi même fais une article à ce sujet que je vous invite à relire (rituel de purification à la sauge et/ou autres encens)

Ce que je vous présente aujourd’hui, c’est autre chose. Une magie des campagnes qui chasse mauvaise fortune et mauvais sorts!

Je l’ai testé avec un succès allant au delà de mes espérances :)…1929761_192239437821714_1160929757495004480_n

Il vous faut, un citron, une assiette, un couteau pointu, une chandelle noire et du sel
C’est un sort proposé  par Athenos. Explications

Pas d’eau de Floride? Utilisez de l’eau bénite (par l’Eglise, Ama…et pourquoi pas par vous ?)

La chandelle consumée, jeter le sel à la mer (ou dans une rivière) et le citron et le reste de cire dans une poubelle hors de chez vous, qui finira dans un incinérateur.

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Le petit printemps

Le mois de février désigne pour les romains de l’antiquité le dernier mois de l’année. Dans la religion romaine, ce mois est vécu comme un mois de purification, d’où l’étymologie latine de février, venant du latin « februare » qui signifie « purifier ».

 

C’est le moment de purifier son corps, son foie, ses poumons (voir ici comment faire) et son intérieur (rituels à lire ici) avant une renaissance, celle qui viendra avec le réveil de la nature et l’arrivée du printemps.

Pour les adeptes de tisanes authentiques, je conseille cet herboriste marseillais, le Père Blaize. En ouvrant son herboristerie rue Méolan, au cœur de la ville en 1815, ce savant guérisseur venu des Alpes de Haute Provence fait alors connaître aux Marseillais les vertus de la phytothérapie, l’art de soigner avec les plantes. Depuis la tradition perdure. Et son fameux  mélange hépatique est toujours en vente : boutique en ligne.
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A lire sur cet officine, l’article de la Marseillaise.

Bonne santé 🙂

Rituel de purification à base de sauge

Voici un rituel de purification de votre aura ou même de votre maison que vous pouvez effectuer facilement et régulièrement pour dissiper les énergies négatives et purifier l’espace dans lequel vous vivez.
Mieux que de l’encens, cette technique issue des traditions ancestrales amérindiennes, est 100% naturelle, car on y brule que de la sauge blanche séchée.
Elle a pour vertu de nettoyer spirituellement un lieu ou une personne, ou même un objet.
L’effet est très clarifiant et purifiant.

Les applications sont nombreuses.

  • purification de votre maison, de votre espace de vie, qui a pu être exposé à des énergies lourdes, ou des expériences douloureuses ou même en présence de maladies
  • lorsque vous vous sentez triste, négatif, bloqué, spirituellement bas, lorsque vos idées ne sont pas claires ou que vous vous sentez stressé et émotionnellement fragile
  • lorsque vous emménagez dans un nouvel endroit, afin de nettoyer les énergies laissées par les anciens occupants
  • si vous sentez de mauvaises ondes ou énergies dans un lieu ou dans des lieux réputés hantés ou habités par des entités décédées

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Comment faire pour effectuer un rituel de purification à base de sauge, à la maison
Plus commun dans notre quotidien, vous pouvez le faire pour votre maison, pour « nettoyer », quand l’atmosphère à réellement été difficile dans la pièce.

  1. Achetez un bâton de sauge à brûler et chercher un récipient pour le poser dessus . Prévoyez également une tasse d’eau pour l’éteindre après le rituel.
  2. Ouvrez toutes les portes et fenêtres de votre maison, et allumez vos ventilateurs si vous en avez.
  3. Allumez le bâton, et quand il prend feu, soufflez dessus et laissez les braises commencer à fumer (comme si vous vouliez allumer de l’encens).
  4. Définissez votre intention dans chaque pièce. Dites une prière de purification. « Je purifie cette pièce de toutes les impuretés, de la négativité, ou de tout ce qui ne convient pas ou ne soutient pas les gens qui vivent ici. »
  5. Marchez dans la pièce, en agitant le bâton de sauge pour que sa fumée aille dans les coins, le long des murs, autour des fenêtres, et le long du plafond. Quand vous le faites, imaginez que la fumée absorbe la négativité, les problèmes de ceux qui étaient là avant vous, la toxicité, et tout ce que vous voulez voir partir. Regardez la fumée se dissiper et flotter au-dessus des fenêtres, et imaginez que la mauvaise énergie sorte de votre espace, laissant de la place pour une nouvelle énergie positive.
  6. Après avoir béni chaque pièce, « lavez-vous » avec la sauge. Couvrez vos mains de fumée et « lavez » votre visage avec elle, puis agitez-la sur tout votre corps comme si vous preniez une vraie douche. Visualisez toute la négativité résiduelle sortir de votre corps, de votre maison, et partir dans l’oubli.
  7. Éteignez le bâton dans la tasse.

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La cérémonie de la fumée (Chamanique)

Source >>

Selon les traditions autochtones : « afin qu’une personne puisse être guérie ou puisse en guérir une autre, cette dernière devait être « nettoyée » de tous mauvais sentiments, pensées négatives, mauvais esprits ou énergies négatives ». Ce prérequis à un rituel de guérison vaut pour toutes les cérémonies ; être le plus pur possible, autant spirituellement que physiquement : « La tradition dit que toutes les cérémonies de la tribu ou cérémonies privées, doivent être amorcées avec le cœur pur afin de pouvoir prier, chanter et marcher d’une manière sacrée et de recevoir l’aide des esprits pour entrer dans le royaume sacré. Les anciens, à travers le monde, utilisaient les herbes afin d’accomplir cette tâche ». Pour les autochtones, cela empêche aussi le guérisseur de se faire emporter par les « choses » négatives. Donc, cette cérémonie peut être aussi utilisée comme préparatif à un autre rituel de plus grande ampleur.

Avant de procéder à la cérémonie, il y a un temps de préparation. Le guérisseur/chaman rassemble la sauge séchée (blanche ou de jardin) et celle-ci est installée dans la pièce où le rituel va se passer pour purifier cet endroit puisqu’il est important de faire une demande aux esprits présents pour utiliser un emplacement en particulier en promettant de garder celui-ci en bon état. Si la demande est refusée, les esprits le ferons sentir.

Ensuite, commence la fumigation. Le guérisseur entame les prières visant à la purification et continuera ainsi tout au long du processus. Par contre, cette fois-ci, en manipulant la fumée, il frotte celle-ci sur les parties physique nécessitant la guérison. Pour ce qui est du côté spirituel, les prières s’occupe d’une partie mais, pour un meilleur résultat, il est conseillé d’avoir un guérisseur qui sait lire les auras pour enfumé les parties tachetées du corps spirituel. Parfois, à la place de la main, le guérisseur utilise une plume et, à la place de frotter sur le corps, fait des ronds autour de la personne.

D’autres méthodes sont possibles…

Cette vidéo vous en propose d’autres, avec usages des encens dont le camphre (un produit indispensable pour purifier la maison et se protéger de tout ce qui peut nuire)  et  lOliban : le karcher à entités 🙂