Le marteau des sorcièrEs

Les femmes peuvent remercier les religions et en Europe, elles peuvent rendre « grâce » aux  auteurs d’un « best seller « , le Malleus Maleficarum (34 rééditions entre 1487 et 1669) , à l’origine d’un génocide-féminicide.

Remercions le pape Grégoire IX et ses sadiques bras armés, les Dominicains, les inquisiteurs de la foi. En 1231, afin de lutter contre l’hérésie, le pape Grégoire publie l  «Excommunicamus » qui instaure l’Inquisition.

La guerre contre les femmes ne fait que commencer.

De nouveaux moyens de répression

Les moyens traditionnels de répression, la procédure par accusation ou par dénonciation convenaient peu à la lutte contre l’hérésie. Ignorée du droit romain, la procédure inquisitoire permit de poursuivre d’office toute personne vaguement soupçonnée, ce qui rendait possible une répression rapide et efficace. Celui qui était interrogé devait jurer de dire la vérité sur son propre compte et sur celui des autres. Innocent III définit la nouvelle procédure dans la décrétale Licet Heli de 1213, complétée par la décrétale Per tuas litteras.

Les nombreuses mesures qui frappaient les hérétiques avaient trouvé leur couronnement dans la décrétale Vergentes in senium publiée par Innocent III en 1199. En 1215, le Concile du Latran reprit toutes les dispositions antérieures. Les autorités civiles ne restèrent pas inactives : l’empereur Frédéric II en 1220 et 1224, le roi de France Louis VIII en 1226, la régente Blanche de Castille en 1229, le comte de Toulouse lui-même (1229) publièrent des ordonnances contre les hérétiques. Il restait à régulariser la répression. Grégoire IX lui donna une forme précise par la constitution Excommunicamus (févr. 1231).

La prison perpétuelle devenait la pénitence salutaire infligée à l’hérétique repentant ; l’hérétique obstiné devait recevoir le châtiment qu’il méritait (animadversio debita) avec l’abandon au juge séculier et la peine de mort par le feu. Ceux qui étaient en rapport avec les différentes sectes étaient frappés d’excommunication. Pour appliquer sa constitution dans l’Empire, Grégoire IX, dès le 11 octobre 1231, désigna Conrad de Marbourg, prêtre séculier, qui, choisissant librement ses collaborateurs, pouvait user de l’excommunication et de l’interdit, faire appel au bras séculier ; il jouissait de pouvoirs à peu près illimités.  Pratique!

 

La machine inquisitoriale s’emballe à la fin du XVème avec la publication d’une bulle papale et d’un livre…14970962

En 1484, le pape Innocent VIII rédige la bulle Summis desiderantes affectibus qui charge
l’Inquisition de lutter contre la sorcellerie et l’hérésie et autorise celle-ci à procéder à
l’arrestation, la punition et le châtiment des personnes coupables de diableries.

Le Malleus Maleficarum

En 1486, à la suite de cette bulle, deux dominicains allemands, l’inquisiteur pontifical Heinrich Kramer et le prieur Jacob Sprenger publient un traité qui enflamme encore les imaginations : le Malleus Maleficarum (Marteau des Sorcières en français).

La première partie du livre traite de la nature de la sorcellerie. Une bonne partie de cette section affirme que les femmes, à cause de leur faiblesse et de l’infériorité de leur intelligence, seraient par nature prédisposées à céder aux tentations de Satan. Le titre même du livre présente le mot maleficarum (avec la voyelle de la terminaison au féminin) et les auteurs déclarent (de façon erronée) que le mot femina (femme) dérive de fe + minus (foi mineure)3 .

Le manuel soutient que certains des actes confessés par les sorcières, comme le fait de se transformer en animaux ou en monstres, ne sont qu’illusions suscitées par le Diable, tandis que d’autres actions comme celles consistant à voler au sabbat, provoquer des tempêtes ou détruire les récoltes sont réellement possibles. Les auteurs insistent en outre de façon morbide sur l’aspect licencieux des rapports sexuels que les sorcières auraient avec les démons4.

La seconde partie explique comment procéder à la capture, instruire le procès, organiser la détention et l’élimination des sorcières. Cette partie traite aussi de la confiance qu’on peut accorder ou non aux déclarations des témoins, dont les accusations sont souvent proférées par envie ou désir de vengeance ; les auteurs affirment toutefois que les indiscrétions et la rumeur publique sont suffisantes pour conduire une personne devant les tribunaux et qu’une défense trop véhémente d’un avocat prouve que celui-ci est ensorcelé. Le manuel donne des indications sur la manière d’éviter aux autorités d’être sujettes à la sorcellerie et rassurent le lecteur sur le fait que les juges, en tant que représentants de Dieu, sont immunisés contre le pouvoir des sorcières. Une grande partie est consacrée à l’illustration des signes5, dont la glossolalie, la voyance et la psychokinèse et les « marques du diable » (pattes de crapaud au blanc de l’œil, taches sur la peau, zones insensibles, maigreur, …). Elle est consacrée aussi aux techniques d’extorsion des confessions, des preuves (notamment la pesée et l’ordalie par l’eau glacée) et à la pratique de la torture durant les interrogatoires : Il est en particulier recommandé d’utiliser le fer rougi au feu pour le rasage du corps en son entier des accusées, afin de trouver la fameuse « marque du Diable », qui prouverait leur supposée culpabilité.

 

 

Inspiré du Practica Inquisitionis de Bernard Gui (1330), du Directorium Inquisitorium de
Nicholas Eymerich (1376) et du Formicarius de Johannes Nider (1435), le
Malleus est un ouvrage fondamental dans l’histoire de l’Occident chrétien : véritable manuel théorique et pratique de chasse aux sorcières à l’usage des inquisiteurs et des magistrats, il va être adopté par les catholiques puis les protestants.
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L’ouvrage va devenir une référence et servir de socle aux persécutions des prétendues sorcières qui vont entraîner des dizaines de milliers d’arrestations, de procès et de morts dans toute l’Europe entre le XVème et le XVIIème siècle.

 

Un féminicide exclusivement chrétien

Au delà de son funeste succès, l’ouvrage se distingue des autres manuels de démonologie et de lutte contre la sorcellerie par la violence qu’il affiche à l’encontre des femmes qu’il accuse de toutes les faiblesses et de tous les maux. Sprenger écrit ainsi : « Il faut dire l’hérésie des sorcières, et non des sorciers. Ceux-ci sont peu de choses. »

D’une misogynie extrême, le traité assimile clairement la femme au satanisme. Il est impossible de donner un chiffre précis du nombre de victimes, mais on estime aujourd’hui qu’il y aurait eu au moins 100 000 procès et 50 000 exécutions dont 80% de femmes qui furent torturées, brûlées ou décapitées.

Le plus beau féminicide de tous les temps est chrétien.

Amen

 

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2019, à l’heure du réveil des Sorcières

Voici une article comme on les aime : documenté, illustré et subtil.

Publié sur Energie-Santé par Morgane Sorcière, je souhaite qu’il figure sur mon blog, pour mémo et pour partage.

Une belle découverte

 

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Comme je vous le disais dans mon article sur le Féminin Secret, au départ, Dieu était Femme… L’évolution sociétale, ainsi que religieuse a fait en sorte de voir la femme perdre son statut de détentrice de la Vie, au profit de celui de gardienne du foyer…

Mais qu’est ce donc une « sorcière » ?

sorcièresSelon Odile Chabrillac dans son fabuleux livre « Âme de sorcière, ou la magie du féminin »,  « la sorcière est une femme qui parle, qui ose, qui vit sans se soumettre ni négocier. Elle assume son corps et vibre à son diapason : nudité, polyamours, puissance des menstruations, elle danse sa vie à l’infini. Nul doute que c’est pour cette raison (consciente et parfois inconsciente) que de nombreuses sorcières ont été pourchassées. La plupart d’entre elles ne faisaient pas mystère d’assumer leur féminité, leur sexualité ou d’aider les autres à l’assumer. »

La première sorcière à être brûlée l’a été en 1275 à Toulouse. Au 14èm siècle, les chasses aux sorcières se sont intensifiées  en Europe, car la peste faisait rage, et il fallait trouver un bouc émissaire. Sous le règne de Philippe le Bel. Il ordonna le massacre de toutes les personnes qui exerçaient la médecine naturelle, les soins par les plantes.

Ces femmes, car il s’agissait majoritairement de femmes, furent incarcérées, torturées, en même temps que les templiers. Ils furent pourchassés simultanément. Les premières, car elles faisaient de l’ombre à ceux qui commençaient à étudier la « médecine » , les seconds car ils étaient des adeptes de la médecine naturelle, et qu’ils étaient également les banquiers de l’état et qu’ils avaient acquis trop de pouvoir. Cette chasse s’est intensifiée et a continué bien longtemps après la disparition des croisés.

Les femmes ont peu à peu, et ensuite de plus en plus, été pourchassées. Parce qu’elles étaient « sage-femmes », mais aussi « faiseuses d’anges », elles conseillaient la population, trouvaient des solution pour résoudre les conflits…
Cependant, ce n’était pas tout. Ces femmes sages habitaient en retrait de la société. Elles vivaient volontairement isolées dans la nature qui était la source de leur inspiration, mais aussi de leur  magie. Elles vivaient en communion avec cette Terre Mère.

sorcièreEt cela dérangeait! Elles étaient incontrôlables. Les hommes de pouvoir ne savaient pas avoir main mise sur elles.
Ils ont donc, malgré leurs qualités, commencé à les pourchasser, les détruire.
Cependant, ces hommes, imbus de leur pouvoir nouveau ne se sont pas limités à cela. Il fallait briser la volonté féminine. Et vite!

Ils ont donc commencé à arrêter les femmes seules, celles qui héritaient, celles qui élevaient seules leur enfant, les veuves, toutes les femmes non soumises à l’autorité d’un homme.
sur le territoire de l’Europe, entre le 14e et le 18e siècle ; ce sont plusieurs centaines de milliers de personnes qui ont été assassinées. Un génocide quand on y pense.

Cependant, ce génocide là, personne n’en parle. Personne ne s’en défend, ni s’en excuse, même rétrospectivement.
Pour la simple et bonne raison ces hommes qui en ont été à la source étaient soient des hommes d’état, mais aussi et surtout  des ecclésiastiques.
Or, personne ne remettra jamais ce genre de décision en question.

Quand la sagesse se fond dans la nature…

La seule solution qui restait aux sorcières, était de se fondre dans la nature, de disparaître pour pouvoir survivre.
Or, le mal ne s’est pas arrêté pour autant.

Le pouvoir religieux a continué à s’acharner sur ces femmes, en détruisant leur image bien-veillante, et en la remplaçant par ce que maintenant tout le monde connait.
Dans la tradition, depuis cette époque, les sorcières sont tordues, elles ont le teint vert, un nez crochu, des verrues sur la face et j’en passe.
Elles sont méchantes, jalouses, détestent les petits enfants, leur font du mal, les mangent, leur suce leur jeunesse et leur force vitale pour pouvoir être éternelles.

Il suffit de regarder les contes européens, voir ce que la chrétienté à fait dans ces précieux textes, pour bien se rendre compte de la destruction consciencieuse de la sorcière.

sorcièresFort heureusement pour nous, les choses changent peu à peu. une « mère-veilleuse » écrivaine a commencé à retravailler les contes européens, pour les remettre dans ce qu’ils devaient réellement être. Clarissa Pinkola Estès, étant ethnologue, spécialisée dans les contes et légendes a lentement détricoté les images biaisées pour rendre son lustre à nos contes. Son livre, « Femmes qui courent avec les loups » a été a la base de mon travail qui allait couronner mon cursus de thérapeute en constellation familiale. Je vous encourage à le lire.

Durant des décennies, les sorcières sont restées dans l’ombre. Alimentant leur haine de celles et ceux qui avaient provoqué leur chute.
Elles ont cependant continué à travailler pour ceux qui en avaient besoin, mais se sont pour la plupart coupée de leur pouvoir de vie, pour devenir les sorcières noires que l’on peut encore retrouver un peu partout dans le monde.

Depuis cette noire période de destruction massive, une ombre sombre pèse sur le dos de ces femmes. Fort heureusement, la modification énergétique de la terre est en train de faire ressortir au grand jour celles qui sont les détentrices de la magie de la vie.

Résurrection ?

Depuis quelques années, la littérature, le cinéma diffuse une autre image des sorcières. permettant de réhabiliter peu à peu ce qu’elles sont, mais aussi de les faire remonter au grand jour.

Combien de fois, depuis que je suis petite, n’ai je eu envie de clamer haut et fort qui je suis ? Sans jamais le faire jusqu’ici y a peu.
En effet, je suis une Sorcière moderne. Je suis une magicienne de la vie. Je soigne le physique et le mental de mes patients. Je travaille avec les énergies les plus hautes, avec les énergies Archangéliques, mais aussi du Féminin Sacré, et je suis une sorcière.

Il y a longtemps que je le sais, car je suis une sorcière née. Mais il m’a fallu du travail sur moi pour arriver à me mettre en paix et guérir les souffrances que je porte en moi pour toutes ces femmes qui avant moi ont été torturées, détruites, séquestrées…

Me mettre en paix avec moi même m’a demandé de pouvoir avant toute chose, accepter ma part d’ombre. Car plus la lumière brille, plus les ténèbres sont fortes. On ne voit en effet pas la lumière si il fait grand soleil. On ne la verra que dans les ténèbres les plus denses.

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« Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » dira la Magie Divine, mais elle dira également que « tout existe parce que son contraire existe. » Vous comprendrez donc aisément que pour pouvoir reprendre mon entière place dans la Lumière, il m’a fallu aller au plus profond de mes Ténèbres.
De cette manière, la boucle est bouclée. Travailler sur soi, m’a permis de me pardonner, mais aussi de pardonner aux autres.

Tout comme je l’ai fait pour moi, je me suis peu à peu spécialisée dans les soins qui permettent d’aller à l’origine, guérir les lésions faites aux sorcières, mais aussi aux femmes. Cela permet, à tous ceux qui le souhaitent d’aller retirer les parts de nous en souffrance. Ces parts qui ont été réceptrices des « malédictions » de toutes ces femmes en souffrance.

Je suis persuadée que si l’on pouvait retourner dans nos lignées, nous aurions, tous et toutes un ou une ancêtre qui a été brûlé sur un bûcher. Or, cette âme torturée n’a pas été la seule à souffrir. C’est tout l’inconscient collectif qui porte ces plaies.
Ce sont tous les êtres humains qui entretiennent ces parts de souffrance.

Être sorcière aujourd’hui ?

Il est bien évidemment plus facile, voir confortable d’être sorcière à l’heure actuelle. Il suffit de regarder la presse, les médias, les blogs pour retrouver un tas de femmes qui osent clamer haut et fort ce qu’elles sont, ou ce qu’elles deviennent.

Au départ, j’avais tendance à dire « on ne devient pas sorcière, on l’est » ? Cette phrase est aussi bien vraie que fausse. En effet, je peux maintenant observer dans mon travail, l’émergence de la Magie, mais aussi de la capacité qu’acquiert l’être humain de se connecter à la Magie de la Nature.

Il y a donc à l’heure actuelle deux sortes de sorcières.
Celle qui sont, peu nombreuses, et qui sont comme moi des sorcières nées. Elles ont décidé, tout comme moi de reprendre leur place mais aussi d’ouvrir le chemin pour toutes les autres.
Il y a également et c’est un phénomène relativement nouveau, celles qui décident d’apprendre et de devenir à leur tour sorcières.

sorcièresCela est maintenant rendu possible grâce au changement de l’Energie de notre terre.
Nous recevons à l’heure actuelle une vague d’énergie telle, qu’il est essentiel pour nous pouvoir survivre, de nous aligner en augmentant notre taux énergétique.
Des scientifiques à travers le monde calculent le taux d’énergie de la terre, et ce taux qui a été stable depuis l’origine, est en montée constante. Pour que l’humain puisse survivre à cela il doit s’adapter. Notre corps se calque donc sur la montée d’énergie de notre terre, et nous augmentons à notre tour notre taux énergétique.

C’est donc à partir de ce moment que certaines personnes éveillées ont ressenti l’appel et eu le besoin de s’intéresser à la Magie. Bien entendu, des écrivains populaires tels que J.K. Roling et son Harry Potter ont bien sûr permis l’explosion de nouvelles consciences sorcières.

Etre sorcière en 2019 ?

C’est donc s’intéresser à tout ce qui nous entoure, avoir une conscience étendue qui nous permet de respecter tout type de vie. C’est respecter autant les animaux que les plantes ou les humains. Avant de pouvoir ouvrir sa conscience sur ce qui nous entoure, être une sorcière nécessite un travail sur soi. Un travail constant. Comme je le disais, cela nécessite d’aller guérir en nous les parts blessées. En nous guérissant nous même, nous nous octroyons la possibilité d’allers guider et soigner les autres.

Etre sorcière, c’est accepter d’être entre les mondes. C’est accepter d’être le médiateur. Il est pour cela primordial de réfléchir à chacun de nos actes ou actions, car être sorcière, c’est aussi accepter de  ne pas porter tort à autrui.

La magie est simple, et pourtant elle est exigeante. Tout a toujours un prix. Si nous effectuons un rituel alors que nous n’avons pas songé aux conséquences, nous subirons en retour l’énergie qui aura été amplifiée par le récepteur. C’est ce qu’on appelle communément le choc en retour. Ce choc en retour n’est pas un fantasme. Il est bien réel.

Je peux partager avec vous mon expérience dans le domaine.
sorcièresJ’ai été durant des années, victime d’actes de magie noire de la part de mon ex belle-mère. Etant forte, ce n’est qu’à l’usure que les effets se sont faits sentir. Quand j’ai décidé de changer de vie, de quitter mon ex mari, mon champs d’énergie était au plus bas. J’étais anorexique, et n’avais plus le gout de vivre. Jusqu’au moment où j’ai rencontré un merveilleux médium qui m’a guidée, aidée, et permis de prendre conscience de ma réelle puissance. Je me suis donc reliée à la Magie, et ai fait un rituel qui me permettait de renvoyer à son expéditeur ce que depuis des années je supportais.

J’ai donc commencé à aller de mieux en mieux. Par contre, celle qui était à l’origine de mes soucis de santé à eu le choc en retour décuplé. Elle a passé 15 jours à l’hôpital, entre la vie et la mort. Mes enfants retrouveront ensuite dans ses affaires des écrits dans lesquels elle me souhaitait ce qu’elle avait reçu en retour.
Depuis lors, je suis en paix avec elle. Je ne lui veux aucun mal. Au contraire. Grâce à ce qu’elle m’a fait, je suis devenue puissante. Elle m’a permis de prendre toute ma place. Pour cela j’ai beaucoup de gratitude.

Comme vous le voyez, il est important de sortir rapidement des sentiments les plus lourds, tels que la peur, la colère, l’envie, la jalousie.
Etre sorcière, c’est aussi faire taire son égo, c’est lâcher prise par rapport à tout ce qui nous titille, et contre lesquels nous ne pouvons rien. C’est aussi accepter le fait que l’argent est une énergie comme une autre, que nous pouvons l’utiliser, mais pas en faire une fin en soi.

Etre sorcière c’est pour ma part, devenir SAGE. 
Cette sagesse est venue chez moi avec l’âge. Je n’ai aucun remord, je n’ai aucun regret.
Etre sorcière, c’est aussi et surtout accepter que l’on ne peut parler de ce que l’on est, avec tout le monde. Parfois même nos proches ne peuvent concevoir qui nous sommes et pensent que l’on est quelque part des « doux-dingues ».

sorcièresIl y a un adage qui dit que nul n’est prophète en son pays, et c’est vrai. Etre sorcière c’est avoir la sagesse de savoir quand parler et quand se taire. C’est savoir que nous recevons des informations qui ne sont pas perceptibles par le commun des mortels. C’est accepter que l’on reçoit des dons qui nous permettront d’agir dans le visible, mais aussi dans l’invisible. Car être gardienne de l’entre deux mondes, c’est ça aussi… pouvoir agir sur ce qui est visible, mais aussi invisible. C’est guider tant les humains qui en font la demande, que les âmes qui viennent à nous.

Être Sorcière, c’est aussi accepter qu’on est une femme, que cette femme a droit a avoir une place de choix. Qu’elle ne doit plus être reléguée à un rôle annexe. Être cette femme, c’est accepter de se mettre en paix, tant avec soi même qu’avec les autres. C’est accepter de faire la paix. De voir notre coeur s’ouvrir, et d’en prendre soin avec amour et douceur. A l’heure actuelle, la femme et la sorcière sont intimement liées. Elles ont encore besoin l’une de l’autre. Mais plus tard, elles pourront reprendre leur chemin personnel. Sans qu’il n’y ait plus de danger.

Dans mon cabinet de soin, je rencontre aussi bien des femmes que des hommes.
Tous sont en souffrance, de la même manière. En effet, nous descendons tous, quel que soit notre sexe, d’une femme, qui descend d’une femme, qui descend elle-même d’une femme, et ainsi de suite jusqu’à l’aube des temps, sans interruption.
Il est donc de notre devoir à tous d’aller guérir ces femmes qui, dans nos lignées ont souffert de ces années sombres de persécution et de destruction. Cette guérison est primordiale car elle apaisera les cris de souffrances qui sont en nous, intégrés dans notre ADN. Ces cris de supplices de toutes ces femmes qui ont été persécutées simplement parce qu’elles étaient femmes et différentes.

Mais en soignant ces lésions profondes, nous pouvons aussi nous mettre ne paix avec ceux qui ont persécuté ces femmes. Ceux en qui la haine de la Femme était telle que tout sentiment d’humanité avait disparu.
Tous ces persécuteurs ont été les artisans de la destruction en surface de ce qui a de plus sacré en la femme.
J’aime dire en surface, car fort heureusement pour nous, l’humain est ainsi fait, il s’adapte pour survivre. Les femmes de savoir se sont donc enfoncées dans l’inconscient collectif, avec ce qu’il y a de plus sacré. La flamme Divine.

A l’heure actuelle, cette flamme remonte. Cependant les siècles d’obscurantisme et de pouvoir masculin, ont la vie dure. Partout dans le monde, des femmes se lèvent, elles osent affronter la vindicte masculine, mais aussi le pouvoir patriarcal et le pouvoir masculin en général.

Chaque jour, à travers le monde, des femmes meurent pour défendre cette volonté de se ré-approprier leur corps, leur féminité, mais aussi leur pouvoir.
Pour nous, mais aussi pour ces femmes, il est important de nous libérer de nos bagages de souffrance.

Y arriver seules, n’est vraiment pas aisé. Il est important, à l’heure actuelle de réveiller le sentiment de « sororité » qui va nous permettre nous les femmes, de ressentir l’appel des autre femmes et de nous relier à elles. Il est l’heure pour nous toutes de nous ouvrir et de nous relier. Des groupes de femmes sont occupés à éclore un peu partout dans le monde. Ces groupes permettront à l’humanité d’aller mieux. Ils permettront aux femmes de se sentir plus fortes et surtout en sécurité. C’est l’heure du réveil des « tentes rouge », des covens de sorcières, des groupes de parole pour les femmes, et j’en passe encore beaucoup d’autres.

Si j’en avais les moyens, j’aimerais lancer un appel à l’humanité toute entière. Leur rappelant à tous que sans une femme, ils ne seraient pas ici bas. A tous ces hommes, qui abusent de leur pouvoir d’homme, pour nier la femme dans ce qu’elle est de plus précieux, j’aimerais leur rappeler que sans une femme pour les porter, pour les mettre au monde, les nourrir, les aider à faire leurs premiers pas, ils ne seraient pas là.

sorcièresMalgré les difficultés, j’ai foi en l’être humain. J’ai envie de croire qu’il peut s’améliorer. Occupons nous un peu plus de nous même au lieu de concentrer notre attention sur la violence extérieure. Tout ce qui est  autour de nous, est projection de notre peur, de nos égos. Apprenons à nous contrôler, à évincer nos pulsions. De cette manière, c’est le monde autour de nous qui se portera mieux.

Bien sûr, toutes les femmes ne sont pas bonnes, pas plus que tous les hommes mauvais. C’est juste que certains ne sont pas encore aptes à se relier à leur sacralité. Apprenons à ne pas jeter la pierre à l’autre. Faisons chacun notre examen de conscience qui nous permettra de cette manière, d’agir en premier lieu sur nous même.

En cette fin d’année, je voudrais vous souhaiter de vous mettre en paix avec le pouvoir féminin qui est en vous tous. Je vous souhaite d’honorer les sorcières, les magiciennes, les enchanteresses, les chamans, les guérisseuses, qui ont marqué vos lignées de leurs discrètes pierres blanches. A travers leurs existences, c’est votre magie qui est honorée. Elles ne sont plus pour la majorité d’entre elles que des ombres du passé à qui l’on  ne sait même plus donner de nom. Leurs identité à été niée mais leur force vitale est toujours bien présente.

Profitons de cette fin d’année pour reconnaître leur combat, leur légitimité. Les reconnaître nous permettra d’être enfin en paix.
Pardonner leurs malédictions de souffrance, nous permettra de  nous pardonner et de nous libérer.
Pardonner ceux qui les ont torturées nous aidera à nous pardonner également.

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Je suis la foudre – Le don d’Isis

C’est un texte très inhabituel dans le contexte de Nag Hammadi, car il ne contient rien de chrétien ni de juif. Il ne peut pas non plus être classé parmi les textes gnostiques, dont l’esprit prévalait à l’époque où les manuscrits retrouvés furent écrits, à savoir entre le 4e siècle AEC et l’an 60 EC. Aussi les commentateurs sont-ils perplexes devant ce texte sans équivalent connu.

« Dans son contenu, la Foudre (ou le Tonnerre) est virtuellement unique dans le corpus de Nag Hammadi. C’est une révélation faite par un personnage féminin qui n’est pas particulièrement identifiée par ailleurs, à part peut-être dans le titre. » (source)

 

 

« Je suis la Foudre qui rend l’esprit parfait, la puissance m’envoie à ceux qui m’attendent. Ne m’ignorez pas, vous les Grecs, forts de vos nouvelles croyances. Car je suis la première et la dernière, la grande déesse et la plus humble des servantes. Car je suis celle qui est honorée dans la vieille religion, et celle qui est méprisée dans le culte grec.

Je suis celle qui est stérile, car l’éveil ne se transmet pas par l’hérédité ; et nombreux sont mes fils, car j’en ai éveillé plus d’un. Vous qui m’avez connu, ignorez-moi, car l’éveil n’est plus à la mode des Grecs.

Et vous les Grecs qui m’ignorez, connaissez-moi, recevez de moi votre éveil. Ne soyez pas arrogants avec moi quand je suis bannie de la terre. Quand la vieille religion décline, ne méprisez pas Isis l’esprit parfait.

Je suis la pécheresse quand mon éclair prend la vie, et je suis la sainte quand mon éclair donne l’éveil. Je suis l’épouse quand je m’unis à l’initié, et je suis la vierge car aucun homme ne me possède. Je suis stérile car ceux que j’éveille ne transmettent pas l’éveil à leurs enfants et je suis féconde car nombreux sont ceux à qui j’ai donné la connaissance. Je suis la sage-femme car j’accouche le dieu qui est dans l’homme et je ne donne pas naissance car le mystère de la vie est plus grand que moi.

Je suis la force, celle que je donne à travers mon esprit parfait ; et je suis la peur car mes adeptes redoutent mon baiser. Car autant qu’il peut tuer il peut diviniser.Je suis compatissante quand je donne la lumière de l’esprit parfait et je suis cruelle quand je foudroie l’imprudent. Faites attention ! Je suis insensée et je suis sage. Pourquoi tant de haine ? Vous les Grecs, pourquoi me bannir de la table des dieux ? Suis-je une barbare parmi les barbares ?

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Mais je suis aussi bien la sagesse des Grecs que la science des barbares. Je suis le jugement des Grecs et des barbares.

Je suis Isis, mon image est grande en Egypte, et je n’ai pas d’image ailleurs.

Partout maudite, aimée partout, pour eux la Vie, la Mort pour vous.

Je suis la Loi chez eux, je suis hors-la-loi chez vous. Je suis celle qui n’observe pas de fête, car je peux tonner tous les jours de l’année.

Et je suis celle qui a des fêtes nombreuses, car on me vénère dans de nombreux pays. Je connais les premiers hommes car j’étais pour eux la grande déesse, et ceux d’après me connaissent, car un jour viendra où mon culte sera restauré.

Je suis l’esprit de l’homme et le repos de l’âme.

Je suis la connaissance absolue, la science infuse, la mémoire totale. Toute la puissance du monde arrive par ma connaissance.

La puissance des anges est issue de ma parole, car ils sont les fils de la foudre. Et je fus la puissance des premiers dieux.

Et je suis la puissance des esprits qui se sont unis à moi. Je suis le contrôle car l’éveillé sait se maîtriser lui-même et je suis l’incontrôlable car la toute-puissance de mon éclair dépasse les forces humaines.

Ecoutez-moi dans la douceur et apprenez de moi la rudesse. Je suis celle qui tonne, jetée à la face de la terre. Je suis l’ouïe qui est à la portée de tous, quand je fais gronder mon tonnerre.

Et je suis la parole qui ne peut être saisie, quand l’initié se sert de la tierce oreille. »

Ô Isis, ô sainte mère, fais pleuvoir sur nous ton éclat bienfaisant !

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Le don d’Isis >>

« The Magdalene Sisters », le film

Les films de la dénonciation forment plus souvent de beaux portes-drapeaux que des belles images. C’est un risque lié au genre. Les mots du message l’emportent souvent sur le Cinéma, alors qu’importe l’éclairage terne, le manichéisme du scénario, pourvu qu’on ait l’ivresse de la révolte. Loin de faire la révolution, le dernier film de Peter Mullan trouble avant tout par sa calme et implacable dénonciation de l’intégrisme. Porté par une sincérité perceptible à chaque instant, il résiste à toutes les critiques. Quoiqu’on en dise, quoiqu’on en entende, le souvenir d’un drôle de mal-être après avoir vu le film reste longtemps présent.
Une cérémonie de mariage, en Irlande
La première séquence est d’une beauté troublante. Un prêtre irlandais chante une complainte en l’honneur du couple qu’il vient de marier. Les yeux fermés, presque en transe, il rythme ses paroles en frappant sur un tambourin. Sa piété, son abnégation pour Dieu ont quelque chose de touchant. Son corps, tout son être est en communion avec les mots qu’il déclare, avec l’air qu’il respire, avec l’ensemble de la paroisse qui l’écoute. La chanson est magnifique, les convives applaudissent, on ferait presque pareil. La cérémonie a quelque chose d’un rite ancestral. Tout le village, toute la famille y assiste. Les gestes sont effectués avec l’assurance et l’assentiment des générations précédentes, les mots semblent tant de fois répétés qu’ils sont épurés de leurs sens. Nous sommes au milieu du XXe siècle en Irlande et pourtant nous pourrions être mille ans plus tôt au milieu d’une cérémonie animiste, en plein désert.
Les plans ressemblent à des cartes postales représentant l’Irlande dans ce qu’elle a de plus traditionnel. Dès ces premières images on perçoit le lien à l’œuvre dans cette société irlandaise. Aveugle face aux individus qui la composent, elle n’existe qu’à travers une représentation idéale, un mariage célébré en bonne forme. De la société à la famille, entre les individus, la Foi cimente les relations. La croyance permet le lien, aussi la réputation est-elle essentielle. L’évaluation du mot est alors plus importante que ce qu’il représente. La représentation du sacré supplante le sacré. Dès lors, nous entrons dans une société de fantômes. L’apparence, pourtant condamnée, devient plus importante que le fait. Dans cette société des masques chacun a son rôle, sa place et c’est sans doute ce caractère rassurant qui la maintient dans cet état.

Margaret
Margaret, comme toutes les jeunes filles de son âge, est une adolescente qui assiste à la cérémonie avec ferveur. Ancrée dans cette famille, elle ne se méfie pas de son cousin qui l’emmène à l’écart de la fête pour la violer. Blessée, elle dénonce le crime, certaine du droit et de la justice divine. Pourtant, cette prise de parole défie les lois implicites de cette communauté où tous doivent taire leurs malheurs au profit du groupe. Déclarer le traumatisme brise l’harmonie apparente de la collectivité bienheureuse et l’entache d’une faute qui en ébranle sa force. Les accrocs et les débordements trop humains doivent être étouffés. Seule la répudiation, le refoulement de l’événement honteux, permettent la survie. Margaret est envoyée au couvent.

Pourquoi cette confession a-t-elle quelque chose de si insupportable qu’on en enferme l’auteur ? Outre le fait qu’elle révèle l’existence de l’Homme sexué et pulsionnel, il semble que les mots sont ici également condamnables. Dire est une prise de position individuelle, c’est aussi un crime. La jeune fille considérant et formulant l’inacceptable devient immédiatement trop adulte. Sa place, assignée – celle de l’enfant dépendant, qui ne peut grandir sans l’aval catholique – ne peut être impunément quittée. A travers ses mots, elle dit aussi qu’elle est devenue Femme. Le crime semble ici moins grave que le fait d’avoir grandi si indépendamment de l’Eglise. La caméra capte en plan général sa souffrance et ses pleurs, alors qu’elle est renvoyée à son statut d’enfant.

Entourée de femmes qui la consolent, Margaret regarde les adultes discuter du crime, du coupable, et de la faute. Dans ses yeux, l’espoir de la réparation de l’outrage et de la peine. Pendant que la cérémonie continue, les hommes gardiens de cette société patriarcale, règlent le problème entre eux, en se murmurant à l’oreille des uns des autres la nature du crime. Les mots et les actes s’enchaînent dans un engrenage implacable, une machine infernale qu’elle a mis en marche sans le savoir. Le sort de la jeune fille est décidé sans que sa souffrance ni ses désirs ni sa personne ne soient pris en compte. Pour expier sa faute, Margaret sera envoyée dans le couvent des sœurs Madeleine.

Bernadette
Bernadette est élevée dans un orphelinat. Jolie, de nombreux garçons viennent la draguer aux grilles du pensionnat. Curieuse du monde, elle a le regard enflammé de l’adolescente pleine de vie. Des fenêtres de l’école, le proviseur la regarde. Ombre sévère, il voit en elle une potentielle diablesse tentatrice, trop dangereuse pour les faibles hommes. Il l’exclut de son établissement.

Rose
Rose vient d’accoucher, elle admire son magnifique bébé. A côté d’elle, sa mère ignore l’enfant né en dehors des liens du mariage et qui déshonore sa famille. Catholique, Rose demande pardon d’avoir commis ce pêché mortel, croit en la rédemption, croit en l’amour de ses parents, en leur justice. Elle se laisse séduire quand on lui demande de donner son fils à l’institution religieuse, tente de le reprendre, hurle sa rage et sa colère dans les bras de son père qui la maîtrise avec une froide puissance.

Trois jeunes filles, trois vies bouleversées
Trois jeunes filles, trois vies bouleversées par trois faits qui auront la même conséquence. Trois courtes séquences, réglées avec une précision mathématique, qui ouvrent le film pour mener à la même image, au même résultat. Toutes trois seront répudiées, cachées de la bonne société irlandaise, recluses dans la laverie des sœurs Madeleine. Marie-Madeleine divine putain, pécheresse devenue sainte après s’être repentie au pieds de Jésus, a expiée ses fautes en travaillant, et en se privant de tous plaisirs, de celui de manger, de dormir ou de parler. Emprisonnées parce qu’elles seraient dangereuses, perverses et diaboliques, les filles travaillent sans relâche. Séquestrées par cette organisation cléricale, elles y subissent brimades et moqueries, tandis que le couvent se pare de vertus prétendument humanistes. Les mères-supérieures les rouent de coups, les exploitent, s’amusent de leur condition, tandis qu’un prêtre abuse sexuellement de certaines. Soutenue par la communauté irlandaise, l’Eglise condamne ces femmes à plus ou moins long terme à une mort physique ou psychique, sous prétexte de les remettre dans le droit chemin. Au nom d’un principe supérieur, d’un Dieu auquel aucune d’entre elles ne semble pourtant cesser de croire, ces jeunes filles subissent les pires brimades. La force de la foi, mise à l’épreuve, alliée à un système carcéral concentrationnaire entrave les révoltes.

La question de l’abnégation
La question de l’abnégation se pose ici sans cesse. Margaret, d’abord persuadée qu’elle est là par erreur, croit ensuite que cette épreuve lui est envoyée par Dieu. Face à une porte ouverte, elle hésite à fuir, mais elle n’a pas la force de quitter sa prison. Par cet étrange personnage se pose la question du choix et de l’acceptation d’un châtiment, de la capacité à le refuser. L’aliénation morale ici mise en scène est encore plus révoltante que l’emprisonnement physique. Le malaise traverse l’écran à mesure que la personnalité des jeunes filles s’éteint. Seules derrière les murs épais du couvent, ces femmes n’ont d’autre choix que de se plier au système, jusqu’à en perdre la raison. Quelle est leur faute ? Etre Femme. Trop charnelles pour la froideur de l’intégrisme catholique, trop pauvres, trop fertiles, trop jolies, trop innocentes. Comme si cette société misogyne ne pouvait contenir ni leurs forces ni leurs formes.

Condamnées pour avoir été violées
Ancré dans l’Irlande catholique des années cinquante, ce film dépasse ce cadre historique très précis pour condamner toute attitude fanatique. Récompensé par le Lion d’Or au festival de Venise, The Magdelene Sisters est également un regard sur la condition féminine actuelle. Aujourd’hui forts des combats féministes, il nous semble révoltant qu’une femme soit considérée comme coupable là où elle est victime. Nous serons surpris d’apprendre que la dernière institution de cette sorte n’a fermé ses portes qu’en 1996. Alors nous revient en mémoire que dans bien des pays du monde, les femmes sont encore condamnées pour avoir été violées.

The Magdelene Sisters
Réalisation Peter Mullan
Avec : Géraldine McEwan, Anne-Marie Duff, Dorothy Duffy
Sortie le 5 février – Durée : 2h00

Lion d’or à la 59 e Mostra de Venise

« Rarement l’oppression catholique a été dénoncée avec autant de rage. Pour son deuxième long métrage aux accents «loachiens», l’acteur écossais Peter Mullan raconte l’enfermement des pécheresses irlandaises , filles mères, prostituées, simples d’esprit ou juste «aguicheuses», dans des couvents-laveries pires que des prisons..

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Le film est directement inspiré de l’histoire des Couvents de la Madeleine.

La mère du Monde et la hierarchie féminine

Qui est Dieu le Père et qui est Dieu la Mère? Qui existait le premier?
Qui créa le monde? Voilà beaucoup de questions qu’on se pose!

L’ancienne sagesse nous parle d’un dualité primaire, le Père-Mère Eternel.
C’est Eux, ensemble – en tant que pôles positif et négatif, qui ont tissé la toile de l’univers à partir de deux substances: L’Esprit et la Matière pré-cosmique.

Cette dualité se manifestera dès la séparation des deux pôles. Toutes les religions admettent cette qualité, bien qu’elles fassent une différence entre les deux, consîderant le pôle positif comme créateur; l’autre pôle est pour ainsi dire oublié.
De tout ce qui précède, nous pouvons conclure qu’il existe réellement des aspects masculin et féminin dans l’immense Unité appellée Dieu, qu’Il soit manifesté ou non. La difference entre les deux concerne les principes et les qualités.

L’aspect Mère ou Maternel du Divin dans le Cosmos, se manifeste comme Mulaprakriti, ou la racine de la matière vierge. Elle est la suprême Illusion, Maha-Maya, le Saint Graal qui contient la Vie Divine, la Mère qui peut donner naissance en son sein vierge à l’Univers entier, à tous les mondes et à leur contenu. Cet aspect est tissé de voiles d’illusion toujours plus épais, constituant les trames du monde, fondements de la manifestation qu’on appelle « Plans » de la manifestation.

Dieu la Mère c’est la matière cosmique, la Sagesse immanente, le Saint Esprit. Elle est la Sophia, l’Ame du Monde, les eaux de l’espace, qui pénètrent même les plus hauts niveaux de l’univers.

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Cette Mère Divine porte différents noms selon les Religions qui l’invoque. Elle est Devi Prakriti ou Aditi en Inde, Mère de Dieu. Elle est Shekinah ou lumière éternelle dans la Cabbale; Kwan Yin – Mère de Compassion en Chine; Isis en Egypte; Aphrodite, Pallas Athéna en Grèce; Vénus, Diane à Rome; Notre Dame – ou l’incarnation de l’Amour maternel dans le Christianisme.

Les anciens civilisations et religions qui ont précédé l’Ere Chrétienne ont donc présenté un aspect féminin de Dieu, ce qui déroute un peu les Chrétiens qui, eux, parlent d’un seul Dieu Créateur mâle, d’un principe créateur unique et masculin, puis d’une Trinité également mâle: Dieu « LE » Père, Dieu « LE » Fils et Dieu « LE » Saint Esprit.

Les formulations dogmatiques concernant la Trinité Divine de l’Eglise Catholique Romaine, ont déformé le sens réel du mot Dieu; elles en ont fait un mystère impénétrable. Et en effet, ce mystère est complètement impénétrable, si l’on accepte l’idée qu’un seul pôle, le masculin, peut créer à lui seul.

La Genèse commence ses spéculations du début du processus de la création par ces mots: » Au commencement Dieu (la traduction véritable est Les Dieux) fit (firent) les cieux et la terre;  » Ou : Jean 1 « Au commencement était le Verbe et le Verbe était en Dieu et le Verbe était Dieu. »

L’Apocalypse dit: « Je suis l’Alpha et l’Omega ».

La philosophie Hindoue présente la manifestation comme etant rythmique, cyclique, comme une respiration du Grand Tout – créant et absorbant; ici on perçoit la dualité: inspir et expir.

 

La Grande Mère, est aussi l’espace.

On ne peut l’imaginer que par la vision de ténèbres illimités, s’étendant partout à l’infini. Dans ces ténèbres apparaît soudain un cercle lumineux représentant une sphère limitant ces mêmes ténèbres. Et dans ce cercle lumineux apparaissent d’autres cercles, puis d’autres encore, à l’infini, représentant cette fois les constellations, les soleils et les planètes. Toute cette substance éternelle, c’est la Mère.

La manifestation est incessante, continue, perpetuellement active et donne la Vie, le mouvement et l’être à tout ce qui existe. Elle maintient, par la pression de Son souffle Divin, la base d’illusion qui construit les univers et les mondes de l’existence.

Lorsque naquit le monde matériel, le Verbe (le son) s’est incarné. La Mère éternelle est donc inévitablment associée au Père Eternel, car c’est dans son sein, – l’espace vierge – qu’Il circonscrit l’univers.

Elle est également associée au Fils, car c’est en Elle qu’apparaît la dualité entre l’Absolu – l’Eternel présent – et le relatif. Elle est également le mouvement en deux temps, dont la caractéristique est la Vie et la Mort…. pour donner la conscience à tout ce qui existe.

Toutes ces vérités ont été cachées jusqu’au siècle dernier où Madame Blavatsky – Fondatrice de la Société Théosophique et écriain inspiré – en donna le sens réel et le symbolisme.

 

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Quel est le mystère de la Mère du Monde? Pourquoi le grand peintre Russe Nicholas Roehrich l’a-t-il représentée voilée?

Son mystère est symbolisé précisément par le voile qui cache Sa face , mais qui, maintenant, se lève lentement pour qu’on découvre Son Mystère. Ainsi, l’humanité orpheline, va retrouver progressivement la Mère et son Amour.

Jusqu’ici l’humanité a été dirigée par le Pere, l’homme et son pouvoir. On a oublié la Mère: c’est pourquoi on a perdu le contact avec le véritable Amour et avec la Nature, car la Mère est aussi la Nature.

Comme Theseus dans la mythology grecque, nous avons besoin du fil d’Ariane -le principe féminin – pour sortir du miasme dans lequel nous sommes plongés et où nous attend le Minotaure prêt à nous dévorer.

Et, au fonds de nos coeurs, sur le plan de l’Ame, nous entendons l’appel pressant de la Mère: » So Ham », Je suis Elle. Je suis la Mère, votre Mère. C’est la Sagesse Cosmique Solaire et planétaire qui parle grâce aux énergies du Verseau. Elle éveille notre conscience et régit notre destin avec ses trois niveaux. D’abord le niveau supérieur, où toute dualité se transforme en unité; puis le niveau où chacun opère l’éveil du « moi », et enfin celui où la pure Vérité éclate dans l’Illumination. La vérité est certainement ce que veut la conscience.

Shri Aurobindo déclare: »Il y a plusieurs degrés de développement de la conscience, depuis celle du chercheur qui s’éveille au Yoga; et même parmi les Yoguis, il y a plusieurs grades; c’est là que commence la vraie Hierarchie. »

Quant à l’enseignement Hindou, il dit: « L’esprit c’est la matière à son état le plus rarifié, et la matière, c’est de l’esprit dans son état le plus dense ». Ainsi Esprit et Matière sont UN, comme Dieu et la Mère sont Un.

Le Père ne peut s’exprimer sans la Mère et la Mère ne peut enfanter sans le Père, sans sa semence.

Le macrocosme et le microcosme sont établis sur le même plan.

La conscience Divine du Père, derrière son univers, rêve; elle rêve dans une sorte de kaléidoscope mental, et progressivement, nous, ses créatures, devenons de plus en plus semblable à Lui, et devenons de plus en plus conscients du Cosmos, de ses univers, de ses mondes et de nous-mêmes. Nous en sommes de plus en plus conscients et nos intuitions sont des aventures de notre conscience dans la vraie Vie de l’Esprit.

La vie est spécifiquement la Mère, la Mère Divine qui fut invoquée dès le début de l’humanité. Ses premiers Temples furent instaurés en Lumurie, et l’on y invoquait comme étant Un avec Son Fils – considéré comme également Divin, Il reposait sur ses bras-. C’était déjà la première image de la Madone.

Après la destruction de la Lemurie vint le continent de l’Atlantide qui adora la Mère Divine sous forme de statuettes plus au moins grossières, découvertes actuellement par l’archéologie.

Atlantis périt à son tour, avec une grande partie de l’enseignement des Mystères; le culte de la Mère, en tant que parèdre du Père disparut, et avec cette disparation s’instaura le déséquilibre de la planète. Ce déséquilibre a amené la suprématie du pôle masculin et de l’énergie « de la tête », qui se manifeste maintenant dans l’épanouissement de toutes les sciences. Etant à présent à son apogée, notre civilisation « de la tête » s’évanouit à son tour et amènera, selon la loi des rythmes, l’énergie du coeur, qui est réellement celle de la Mère.

Le Maître Tibétain déclare que l’énergie déversée par le rayon de l’Intellect et de
la science réduira progressivement son activité dès 1995.

Depuis 1922, année où Vénus s’approcha de la terre et en devint sa compagne ésotérique, une énergie féminine nouvelle nous ramena un regain de vénération et d’adoration de Notre Dame et des cultes rendus à Sa Personne. Elle éveilla également les femmes et les rendit conscientes de leur personne. Ces cultes de la Mère Divine, sont placés dans de nouvelles formes, dans de nouveaux Rituels et dans un renouveau de la Prêtrise féminine, comme par exemple dans l’Orde de la Mère du Monde. La nouvelle Ere est placée sur le septème rayon, celui de l’Ordre, du Rituel et de la Magie.

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La représentante de la Grande Mère sur la terre est Marie, la Mère de Jésus. Lorsque’on l’invoque dans les Litanies on l’appelle l’Etoile du Matin, la Porte du Ciel… cette porte derrière laquelle se trouve le Hall de l’Initiation et de l’Enseignement.

L’Ere des Poissons qui vit s’élever le nombre des Saints, des Sages et des Maîtres de Sagesse se termine et se prolonge par l’Ere du Verseau, l’Ere de la Femme, mais aussi de la Mère Divine, de la Hierarchie Féminine en étroite collaboration avec la Hiérarchie Angélique; d’où la coopération avec les Anges et les Dévas qui se rétablira dans la nouvelle Ere.

Chaque Ere, chaque religion a apporté et apporte toujors son énergie, son culte, son message, son enseignement, afin d’aider l’humanité dans son long et pénible pélerinage vers la perfection. C’est là, sa « Terre Promise », son ciel, son paradis.

L’humanité parfaite se manifestera lorsque chaque homme, chaque femme possèdera la conscience de l’Amour Universel, de l’Amour de la Mère et de l’Enfant qui est, en même temps, l’Amour Christique. Mais cet Amour est encore loin d’être manifesté.

34372126Cet enfant, ce nouveau Christ, le nouvel Avatar est très attendu par toutes les relgions du monde; mais Il ne peut naître que d’une Mère pure, aimante, initiée… somme toute, un Avatar Féminin. On doit l’attendre – Elle – tout autant que Lui: mais ni Lui, ni Elle ne peuvent se manifester dans un monde régit par la peur, la haine, la convoitise, la violence, et la dépravation. Toutes les apparitions Mariales nous avertissent: « Priez, ..convertissez-vous. »

 

Se convertir, c’est ramener les gens à la Foi, à la croyance en Dieu en soi. La Mère n’appartient à aucune religion, aucune église: Elle est la Mère de tous les êtres humains, quels qu’ils soient et où qu’ils se trouvent.

Très peu de personnes connaissent l’importance du rôle de la Mère Divine et de la Vierge Marie sa répresentante ici-bas.

Chaque année, en Septembre dans le signe de la Vierge, la Mère s’approche toujours plus près de nous pour purifier la terre et ce jusqu’au Solstice d’hiver,:
cette nuit où le soleil, dans le Capricorne, permet aux néophytes de passer par le portail de l’Initiation et de devenir de nouvelles lumières pour le monde.

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Marie et Ses cohortes Angéliques constituent le pont par lequel les Initiés des Ordres Supérieurs peuvent contacter la Hiérarchie Féminine de Virgo – Signe de la Vierge – et en recevoir les Energies et les enseignements, pour les redistribuer sur la terre par la voie des initiations et de la révélation des Mystères, ce qui est prédit par le Maître Tibétain.

La Hiérarchie Masculine, elle, est assez bien connue dans les Ordres et mouvements initiatiques et ésotériques, tandis que la Hiérarchie Féminine présente également sur la terre est à peu près inconnue. La Hiérarchie Féminine nous a été révélée plus au moins par l’enseignement de l’Agni Yoga, donné par Helena Roehrich. Cet enseignement ésotérique et très précieux, nous a été donné par le Dr. Krishnamacharya. Lorsque’il vint à Kotagiri où je résidais, il nous confia que la Hiérarchie Féminine est aussi importante dans le monde spirituel que dans le monde matériel. Elle se montre dans le domaine social tout d’abord, puis dans le monde politique. En Inde, la puissance de cette Hiérarchie est davantage reconnue par les sages, et l’on connaît plusieurs sages, dont Shri Ramakrishna et le Maharishi qui avaient une forte dévotion pour la Mère, et un respect total pour les femmes.

La puissance de la Mère Divine, Chef de cette Hiérarchie se manifesta à Kanya Kumari (Cap Comorin) où Vivekananda médita sur la Mère du Monde et trouva l’Illumination, et où Saint Paul médita sur le Divin Enfant et obtint également l’ llumination. Rama Krishna aussi obtint l’Illumination en méditant sur la Mère qu’il voyait en toute chose.

C’est dans la femme, que la Mère est la mieux représentée, et d’après les enseignements de l’Inde, c’est toujours une femme qui donna à l’homme ses première et dernière Initiations.

Cet enseignement secret dit encore qu’après trois années de préparation dans une vallée secrète des Himalayas, Jésus reçut la première Initiation d’une vierge, et Il lui fallut 12 mois pour en bénéficier pleinement. Son stade Himalayen dura 12 années, après lequel il revint dans le monde, porteur du message qu’il donna à ses disciples et à la foule. C’est trois jours avant l’accomplissement de ces 12 années, qu’il fut crucifié sur le Golgotha. Le troisième jour, le dernier de ses 12 années (un vendredi – jour de Vénus -), Marie, sa Mère « s’approcha de lui pendant la nuit, avec une épée et une lampe. Cet acte lui conféra l’Initiation finale en le touchant avec l’épée; cet acte fut accompli en vertu du pouvoir investi en Elle par la Mère du Monde. C’est ainsi qu’Elle créa et constitua Son Fils, Jésus, Fils de la Mère Célèste ».

D’autres enseignements concernant les Initiations donnés par des femmes furent révélées, dont l’Initiation de Vedavyasa. Ramakrishna fut initié par son épouse-vierge, Udava, le disciple du Seigneur Krishna, fut initié par les mains d’une Gopi (une vachère).

A Mudarai, puis à Bridavan, Brishma fut initié par Satyavati, sa mère. le Bouddha fut initié près de Benares par Sujatta. Cette Initiation est relatée dans une légende sybilline.

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L’histoire religieuse chrétienne ne parle pas d’initiation et ne révèle pas comment et par qui Jésus fut initié; cependant certaines anciennes images pieuses montrent en effet, Marie portant une lampe et une épée, s’approcher de son fils mourant sur la croix. Encore faut-il comprendre ces symboles!

Tous les grand Etres ont reçu leur initiation finale au Mystère de la Vierge et des Poissons par une femme: soit leur mère, leur sœur, épouse ou fille. Cette initiation marque la fin du cycle des renaissances -, cycle marqué par les équinoxes.

A côté d’un grand Saint, d’un grand Sage, d’un grand Homme de science, d’un Artiste, on trouve toujours une femme.

Dans l’histoire religieuse, nous pouvons rapprocher Saint François et Sainte Claire, Sainte Elisabeth de Hongrie et son époux roi de Hongrie. Dans le domaine de la science Jung et son Egérie, Maria von France.

 

La mythologie, dans son langage imagé, associe également des noms masculins et féminins: Ariane et Thésée, la Sibylle et Enée et d’autres encore, bien qu’on préfère souvent donner des noms d’amis masculins, sans doute pour ne pas éveiller l’attention sur ce sujet.

Nous trouvons aussi des traces d’initiation dans d’anciennes légendes, dont celle de la Belle au Bois dormant, de Cendrillon, de Blanche Neige, de la Belle et la Bête…

La Hiérarchie Féminine collabore très étroitement avec la Hiérarchie Masculine.
Ces deux Hiérarchies s’intéressent plutôt aux âmes de ceux et celles qui veulent servir, dont le coeur est ouvert et qui possèdent une énergie psychique à toute épreuve.

Bien que la Hiérarchie Féminine demeure encore très cachée elle est sage et puissante: elle reste toujours attentive aux personnes qui frappent à sa porte.

Mais qui frappe à sa porte? Qui peut le faire?

Toutes les femmes et tous les hommes qui désirent oeuvrer, sous son égide, à la reconstruction de la Terre. Pour cela, la qualité féminine en soi est absolument indispensable. La femme, si elle veut atteindre l’Initiation de la Mère, doit être pure, vigilante, aimante. Elle doit s’éveiller, évoluer, montrer une morale vraie et être la servante du Pur Amour. Toutes conditions qui ne sont pas évidentes de nos jours.

Le redressement moral des individus – morale qu’on bafoue – équivaut à un renouveau de l’Amour vrai dans le monde: amour qui est actuellement abaissé, dégénéré, réduit aux impulsions sexuelles.

Lorsqu’on voit, lorsqu’on sent que le seul remède à l’état chaotique actuel est l’Amour, on porte immédiatement les yeux sur la Femme, sur celle qui détient au suprême degré cette force salvatrice.

Il faut que le sentiment de la Maternité Planétaire s’installe dans le coeur de la femme, Je dis bien: Maternité Planétaire, son coeur devant être assez grand pour englober tous les êtres, toutes les choses! C’est ainsi qu’il faut voir pour la femme la conscience planétaire, conscience que tous devraient avoir actuellement, mais l’humanité globale est encore très arriérée. La maternité physique est bien, mais la maternité spirituelle lui est infiniment supérieure.

Toute femme est une mère en devenir: elle est une éducatrice née et l’éducation qu’elle donne commence chez l’enfant qu’elle porte en son sein, dès le premiers jours de sa grossesse. Ceux et celles qui ont lu « le Miracle de la Naissance » de G. Hodson, comprennent le rôle maternel que la femme peut et devrait jouer dès le développement de l’embryon en elle. La femme doit d’abord recevoir la semence dans le plan spirituel, puis dans le plan mental… Elle doit et devrait concevoir l’action juste et lumineuse afin de porter, sur le plan objectif, un ensemble de facteurs aptes à donner l’énergie spirituelles à l’embryon de la pensée en même temps qu’à l’embryon physique, pour qu’il mène en tant qu’homme ou femme une vie énergétique et féconde.

Le problème spirituel doit toujours se placer d’abord. L’Amour donné au futur enfant portera toujours ses fruits. Dans la Grèce Antique, les futures mères étaient mises à part, entourées de beaux objets, afin que l’enfant qu’elles portaient réponde à tous les critères de la Beauté.

Si toutes les femmes, toutes les mères, étaient conscientes de leur future maternité, et si toutes les femmes et toutes les mères pouvaient aimer l’enfant « de l’autre », – des autres -, quel que soit sa race , la couleur de sa peau, la religion ou autre, il n’y aurait plus de guerre, de famine, ni d’épidémies. Car là où on aurait échangé le pain, on ne porterait jamais les armes.

Le Femme devrait comprendre l’importance et la grandeur de sa mission, fut-elle placée dans les conditions d’existence les plus humbles, les plus obscures, ou les plus élevées dans la société.

Si elle n’apprend pas à réveiller la Divine Présence de la Mère en elle, la Lumière ne visitera pas son coeur, et elle continuera à marcher en aveugle, en ignorante et déprimée. Alors elle aura encore besoin d’un guide, sans doute aussi aveugle qu’elle-même – et il n’y aurait aucune possibilité de retour à la conscience, à la nature, à la Vie.

Il appartient aux religions d’illuminer l’âme et l’intellect des personnes, afin qu’elles puissent communiquer avec le mental universel – là où tout se trouve sous forme de symboles et d’archétypes -le Royaume de la Mère. mais les religions ont malheureusement failli à cette tâche en se matérialisant.

Il est grand temps de se ressaisir et de réaliser que la terre est la patrie de l’humanité, et que le grand but du monde est l’évolution. Chacun devrait s’exercer à développer en lui la conscience planétaire.

Cette évolution progressera si elle se fait dans un esprit collectif vers L’Unification Planétaire. C’est pourquoi tous les hommes, toutes les femmes, doivent se donner la main dans leurs oeuvres constructives, avec joie, dans la paix et l’harmonie.

Peu se rendent compte qu’on est, – chacun de nous -, l’artisan dans lequel un monde nouveau se forge et se crée. On ignore ses devoirs, ses responsabilités pendant la période de mutation et de création que nous vivons. Lorsqu’on voit des foules de jeunes gens, les poings levés, hurlant des slogans destructeurs et meurtriers, brûlant des drapeaux ou des effigies d’ennemis, on a raison de penser que la foule est veule et que cette masse d’hommes qui s’offre comme chair à canon est ignorante et inconsciente.

C’est dans ce tumulte que la femme, les femmes, sont appelées à donner tout le meilleur d’elles-même et à préparer l’enfantement d’une nouvelle Terre, d’une nouvelle humanité. Elle doit transmettre dans son foyer, dans son atelier, son bureau et partout autour d’elle le besoin de vérité intérieure, le désir de vivre et de construire, pour d’autres « soi-même », infiniment répétés au sein de la nature vivante. Tout égoïsme doit être banni! Toute convoitise, toute recherche de pouvoir ou de profit personnel, doit se fondre dans la conscience d’une Communauté planétaire.

L’heure est venue où les forces symthétisantes et crétrices doivent s’exprimer : c’est pourquoi il est fait appel à tous les hommes, à toutes les femmes de bonne volonté.

L’Ere du Verseau, avec ses apports, en plus d’être l’Ere de la Femme, de l’Initiation, est également celle de l’Ordre et du Rituel.

L’homme et la femme aveugles, chaotiques, craintifs, doivent se transformer en disciples de la Hiérarchie spirituelle. Le salaire requis pour cette transformation est élevé, et l’admission dans les vraies écoles des Mystère est difficile; elles demandent un labeur incessant, un contrôle de ses penseees et de ses émotions, mais surtout une orientation ouverte vers l’avenir, et un total oubli de soi.

Ces écoles des Mystères existent un peu partout dans le monde: il faut les chercher, mais, – comme on me l’a dit – ne les trouvent que ceux et celles qui sont prêts à y entrer et à y recevoir les enseignements ésotériques et hermétiques.

L’art littéraire contribue déjà beaucoup à créer des formes et des structures de types avancés. Beaucoup d’enseignements sur les mystères, la réincarnation, le karma, la magie, l’astrologie et le yoga sont des types avant-coureurs que chacun peut voir et suivre. Et dans la beauté de ce Symposium, on peut déjà voir un signe avant-coureur de la Communauté.

De nos jours, des disciples, des initiés sont réincarnés et se réincarneront comme savants, artistes, philosophes, politiciens et financiers, mais ils ne sont pas encore assez nombreux. Tous travaillent pour le bonheur, et après que sera passé l’orage terrible qui se profile à l’horizon, les Sages, les Maîtres de Sagesse et de Compassion masculins et féminins marcheront aux côtés des hommes.

Les plus avancés parmi le peuple, la masse, sentent venir ce bonheur: ils sont attirés par l’atmosphère des Mystères et des merveilles qu’ils pressentent. Les impressions ainsi reçues par leurs émotions et leur mentals travaillent leur esprit au travers de la nature subconsciente, et provoquent le souvenir des associations contactées par leurs âmes dans le passé.

Il est donc évident que l’extériorisation de la Hiérarchie masculine et féminine implique et conclut la rénovation des anciens mystères et des anciens rituels en tant que facteurs importants.

Le rituels s’imposent donc aujourd’hui selon les paroles des Maîtres de Sagesse, par l’apport des énergies uraniennes, du septième rayon: C’est ce nouvel apport qui éliminera les différences dans les religions et les philosophies; elles amèneront une meilleure et plus étroite collaboration entre les hommes et les femmes, principalement dans les domaines religieux et spirituels. Comme le disait Teilhard de Chardin: »Tous les chemins convergent vers l’Unité » ou plus prosaïquement :: « Tous les chemins mènent à Rome ».

Le contenu intérieur des Rituels qui constitue le thème de la Vie, de l’homme en tant que drame, est resté le même, tandis que les noms, prêtés aux différents rôles ont changé au cours des temps. Tout dans la Nature est rituel, depuis le lever du soleil à son couchant; depuis le lever de la lune à son couchant.

Les Rituels majeurs de l’avenir, et principalement les Rituels de la Mère Divine existent aujourd’hui: ils se situent au-dessus des religions et des plilosophies; ils en sont le point de rencontre.

Cest pourquoi, aujourd’hui, tout spécialement , et pour la première fois en public, je révèle l’existence des Rituels de la Mère du Monde avec ses enseignements ésotériques et initiatiques. C’est le Canada , avec son Coeur qui bénéficie de cette révélation.

L’Ordre de la Mère du Monde est un Ordre exclusivement féminin, mais non féministe. Il fut fondé en France, inspiré par le Hiérarchie Féminine, il y a quelque 24 ans, et il est présent dans de nombreux états d’Europe et d’Amérique. Cet Ordre est exclusivement ésotérique et fait partie de la restauration des mystères prédite par les Maîtres de Sagesse et de Compassion. Son enseignement est donné oralement, ou dans des cours que peuvent suivre ses membres, après un certain temps de formation. Les Rituels, les Initiations et les enseignements oraux sont gratuits.

L’Ordre de la Mère du Monde n’a jusqu’ici fait aucune publicité, ni en Europe, ni en Amérique; les futures candidates sont informées et présentées à l’Ordre par des membres effectifs, et elles sont acceptées si elles remplissent les conditions voulues.

La Hiérarchie veille et protège notre Ordre contre toutes attaques parce qu’il est l’une des manifestations du Nouvel Age et la représentation de la Hiérarchie.

L’Ordre, en tant que tel, avec ses initiations, peut être considéré comme l’un des Sentiers menant à la Prêtrise Feminine, résurgence de la Prêtrise d’autrefois, et qui a été interdite aux femmes depuis des siècles.

L’Ordre de la Mère du Monde est le témoin, le sentier, le guide menant aux Grandes Initiations qui attendent les véritables servantes de la Planète et de l’humanité. Il conduit au seuil de la Hiérarchie, et requiert un service spécifique, commun à tous ses membres.

Contrairement à beaucoup de mouvements, il ne s’intéresse pas à l’argent, ni aux honneurs et il requiert beaucoup d’humilité de la part de ses membres.

Pourquoi l’Ordre de la Mère du monde est-il exclusivement féminin ? ‘C’est là une question souvent posée.

Il est exclusivement féminin, parce qu’on ne connaît que très peu de mouvements spirituels féminins, en comparaison de tous ceux qui existent pour les spiritualistes masculins. Si l’on veut rétablir l’équilibre entre les deux pôles, l’Ordre de la Mère du Monde doit encore rester féminin pendant quelque temps.
S’il devenait seulement mixte, l’énergie féminine perdrait de sa force et de son pouvoir; elle seait beaucoup plus lente à se manifeste sur la Terre, et l’Ordre tomberait finalement dans des mains masulines , détournant ainsi le but prévu et demandé!

Depuis des âges, les Femmes ont été empêchées de recevoir les enseignements ésotériques et d’être élevées au Sacerdoce. Cette lacune devait être réparée, c’est pourquoi le règne de la Mère Divine et de Son Sacerdoce revient, afin d’intensifier l’intérêt spirituel du monde, par l’éveil du coeur.

La femme, la mère, peut faire un don magnifique à l’humanité si elle le veut, et si elle n’est plus entravée, principalement par elle-même.

La fonction naturelle de la femme, de la mère, est toute faite de vie, d’amour et de sacrifice. Quand elle ne fait rien autour d’elle et dans le monde, elle est un être sans signification, sans importance: elle perd ses valeurs naturelles et n’en acquiert pas d’autres.

Que la conscience féminine se ressaisisse donc pour rétablir l’équilibre, et qu’elle ne laisse pas s’accomplir les catastrophes irréparables qui se profilent à l’horizon. Ce serait une catastrophe que de laisser tarir les sources de vie et d’amour qui se trouvent dans le coeur des femmes et qui alimentent l’humanité collective depuis toujours.

La femme est l’artisan, l’administratrice et l’ordonnatrice du bonheur humain, et selon Jacques Ganuchard « le bonheur est le terrain de toutes les vertus ».

De grandes femmes, de grandes Mères, de Grandes Prêtresses peuvent se trouver autour de nous, parmi nous et qui, sans doute, font partie de cette Hiérarchie Féminine. Elles sont responsables, face à cette Hiérarchie et à la Mère du Monde, du travail spirituel de la planète et du Sacerdoce féminin.

Aidons-les par nos pensées, par notre Amour dirigé vers cette Hiérarchie qui a besoin de femmes pour sauver le monde. Qu’elles se préparent et préparent des jeunes à la venue sur la terre du Grand Etre Féminin qui donnera naissance au Grand Etre masculin appelé par toutes les nations.

La femme se trouve souvent devant des choix. Quand elle est Prêtresse et qu’elle transmue les éléments, sa nature inférieure est également transmuée; de même que la nature inférieure de la Terre, qui doit être purifiée pour réussir pleinement l’Initiation qu’elle passe actuellement.

La Mère du Monde est trop souvent ignorée, oubliée, délaissée, mais aujourd’hui elle veut se manifester, et elle répond toujours favorablement aux appels des Femmes, des Prêtresses qui reçoivent des enseignements de Lumière et d’Amour, tout en se consacrant à Son Service; et en ne négligeant rien du quotidien et de ses devoirs.

Ces enseignements, ces Rituels, sont des forces et des sources de Sagesse et de Paix à distribuer dans le monde, sur la terre entière – la grande orpheline – qui en a tant besoin à l’heure actuelle.

C’est par la Femme qu’un monde d’espoir, un monde merveilleux est appelé à naître.

Que chaque Femme, chaque Prêtresse aie conscience de sa véritable mission féminine, et de sa mission sacerdotale au sein du foyer; et si elle est Prêtresse, au sein de l’humanité toute entière.

Que la Prêtresse exerce un rôle qu’elle a choisi librement et volontairement; qu’elle accomplisse son rôle de régénération morale et spirituelle des peuples, dans l’instauration d’un âge d’or. C’est là une oeuvre de force et d’amour; une force qui rendra la femme son honorabilité – et la place qu’elle doit occuper auprès de son Eternel Compagnon.

« Là où les femmes ne sont pas honorées, les peuples périssent », dit le Manou de notre Race.

Que la femme ouvre son coeur et que ses mains soient généreuses, promptes à rendre service, à guérir, sous les lumineux auspices de la Paix qui rayonne du coeur de la Mère du Monde et de la toute-puissante Hérarchie Féminine.

Et pour terminer, faisons nôtre les paroles du Maître dans le « Livre de la Connaisance »:

 » La Hiérarchie se consacre tout entière au service du Monde.
La Hiérarchie réalise sur le champ le Plan qu’Elle a dressé.
La Hiérarchie nous donne l’exemple de l’inspiration.
……
Ne perdons pas une minute, le Monde a besoin de nous.
A l’heure grave dans laquelle nous vivons,
La Hiérarchie appelle toutes les bonnes volontés.
Ouvrons-nous à Elle.
Que notre consécration soit totale.
Ecoutons Ses Ordres,
Et partons de l’avant pour travailler EN SON NOM. »

Une conférence publique donnée par Elisabeth Warnon
au Symposium Esotérique « L’Humain, Antenne du Cosmos »
Shawinigan, Québec, Canada, le 8 octobre 1990.